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Le blog de Kincaid

Petit portrait de blog

21 Juillet 2009, 09:36am

Publié par Kincaid

Bonjour à tous !

Je me présente, je m'appelle Kincaid.

 J'ai crée mon blog (http://l-ombre-des-voyageuses.over-blog.fr/) le 7 juillet dernier, pour faire partager mes lectures avec d'autres personnes passionnées comme moi. J'essaye de rédiger des avis constructifs pour chacune de mes lectures et serai ravie d'en discuter avec d'autres personnes.
Si vous aimez les livres, la poésie, les mangas... venez me rendre visite !!!
Pour vous donnez un aperçu, voici mon dernier article : La fille de l'Alchimiste de Kay Meyer.


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La Fille de l'alchimiste

20 Juillet 2009, 09:32am

Publié par Kincaid

De Kay Meyer


Résumé :
"Christopher, 17 ans, est un orphelin. Contrairement aux autres orphelins, il a montré très tôt des prédispositions pour l'étude, ce qui a poussé le directeur de l'orphelinat à faire de lui un érudit, et ce malgré une allergie à la colle servant à relier les livres, allergie lui interdisant donc toute proximité avec les bibliothèques. Aussi, quand Charlotte Institoris, une aristocrate, a manifesté le désir d'adopter un orphelin adolescent, c'est lui qui a été choisi, les frères s'occupant de l'orphelinat pensant qu'il pourrait ainsi compléter son éducation.

Parvenu dans son nouveau foyer, il y découvre des choses bizarres. D'une part, le château des Institoris se trouve sur une île, loin de tout, et à quelques encablures du village le plus proche. D'autre part, son nouveau père, Nestor Institoris, ne daigne même pas l'accueillir, préférant rester enfermé au grenier où il mène des expériences alchimiques. Christopher se rend vite compte que sa belle-mère trompe son mari avec un noble voisin, le baron Friedrich von Vehse, et que son « frère » Daniel, adopté lui aussi, se montre immédiatement froid et distant avec lui, tandis que sa « soeur Aura » n'est guère plus enthousiaste. Reste la jeune Sylvette, fille des époux Institoris, qui s'entiche aussitôt de lui.

Une nuit, intrigué par ce père qui ne désire pas le voir, Christopher cherche à pénétrer dans le grenier. Il finit par repérer des barreaux enfoncés dans la façade extérieure, qui lui permettent d'atteindre le fameux laboratoire de l'alchimiste. Surpris par Nestor Institoris, il devient son apprenti après avoir montré qu'il avait quelques connaissances en alchimie. Mais quelques jours plus tard, un assassin pénètre dans le grenier par le même chemin que Christopher quelques nuits auparavant, et tue le vieil homme. Après l'avoir fait fuir, Christopher décide de dissimuler la mort de son père adoptif, une mort qui passera inaperçue puisqu'il ne descendait plus, et entreprend de poursuivre ses travaux à sa place.

Quelques jours plus tard, Aura doit partir en pension en Suisse, dans une école d'où elle ne reviendra pas avant sa majorité. Mais après quelques semaines, elle s'échappe et découvre que certaines des pensionnaires sont livrées à un vieillard qui les tue. S'enfuyant, elle se réfugie à Zurich où elle dénonce les activités criminelles de l'école à la police, qui ne la croit pas et l'y renvoie. Désormais, elle le sait, elle est la prochaine sur la liste.


Mon Avis :
Pour un best seller en Allemagne, traduit dans plus de 13 langues, on n' attendait pas moins qu'un merveilleux moment.
L'auteur aborde avec une écriture rythmée et poétique des sujets à la fois historique et fantastique, tels que les pierres philosophales. Véritable voyage initiatique, cette quête vers l'immortalité nous entraîne à la rencontre de personnages à forte personnalité de la petite sylvette à Gillian l'hermaphrodite. De nombreux rebondissements dans le programme de ce livre qui comportent des touches inattendues : adoption, adultère, inceste, meurtre et mystères...
Je vous invite à plonger dans cette fresque riche en alchimie qui ne vous laissera pas insensible.

NOTE :

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Amour, luxe et rebellion

19 Juillet 2009, 21:12pm

Publié par Kincaid

De Catherine Kalengula

Résumé :

Theodora, dite "Teddie", est la fille d'une grande fortune des cosmétiques. Loin du cliché à la Paris Hilton, c’est une militante alter mondialiste, en pleine contradiction avec son milieu. Elle s’habille en vêtements équitables et, en secret, organise des ventes aux enchères au profit d'un village nécessiteux du Nicaragua, elle participe à des manifestations pour la protection des animaux, travaille sur une ligne de maquillage bio... Autant d'actions qui seraient louables si elles ne tournaient pas à chaque fois à la catastrophe ! Quant à sa relation avec Pablo, un jeune homme charmant rencontré en pleine manif, elle est loin de prendre la tournure qu'elle souhaiterait... Malgré tous les efforts de Teddie, la réalité semble s'acharner à l'éloigner du jeune homme...

Mon avis :
C'est assez drôle et on passe un bon moment en le lisant mais sans plus. Un petit livre sans prétention, dans une écriture très familière, qui ne traite pas vraiment d'écologie. On n'en trouve certes un peu, noyé dans une histoire qui s'embourbe dans le grotesque au fil des pages. Un "anti accro du shopping" qui ne tient pas la route et l'histoire se finit en queue de poisson.

Note :

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Une vie

19 Juillet 2009, 21:01pm

Publié par Kincaid

De Maupassant

Résumé :

Ce roman de Guy de Maupassant a été publié en feuilleton à Paris en février et mars 1883. Il a été publié en volume la même année.

Il est composé de 14 chapitres et relate les rêves et les désillusions de Jeanne, la fille d'un baron  qui n'a longtemps imaginé sa vie qu'au travers " du prisme idéalisant de ses rêves".

Première partie : les rêves d’une jeune fille

Chapitre I : Le 2 mai 1819, Jeanne qui a maintenant 17 ans quitte le couvent de Rouen où elle est rentrée à l’âge de 12 ans. Elle est la fille unique  du baron Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds et d’Adélaïde, et regagne en compagnie de son père et sa mère, le château des Peuples, sur la côte normande, près  d’Yport, l’ancienne propriété familiale où elle a passé son enfance.

Le voyage a lieu sous la pluie. Arrivée aux Peuples. Jeanne goûte avec son père la joie de redécouvrir le château de son enfance. Elle passe sa première nuit, à la fenêtre de sa chambre, à rêver au clair de lune. Elle attend un prince charmant dont « elle savait seulement qu’elle l’adorerait de toute son âme et qu’il la chérirait de toutes ses forces ».

Chapitre II : Une vie d’ insouciance et de liberté commence. Jeanne passe ses journées à lire, à rêver et à goûter aux joies de la nature. Un après-midi, l’abbé Picot, l’abbé du village, vient faire une visite de courtoisie aux Peuples. Il évoque incidemment le vicomte Julien de Lamare : il est jeune, il est libre, il est noble. Le baron Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds accepte de le recevoir un jour prochain …

Chapitre III : Le dimanche suivant, la baronne et sa fille vont à la messe. L’abbé Picot s’empresse de leur présenter Julien de Lamare . Les deux femmes sont conquises par le vicomte.

Un soir, un pêcheur travaillant pour le baron propose à Jeanne et à Julien une promenade en mer jusqu’à Etretat. Pour la première fois, Jeanne et le vicomte échangent des propos intimes. Le soir, Jeanne repense à cette journée et aux sensations nouvelles qu’elle a connues au contact du vicomte. Elle se prend à rêver au jeune homme.

Les jours passent. Un soir, le baron demande à sa fille, sans plus de précision, de se faire belle pour le lendemain. Ils sont invités au baptême d’un voilier nommé Jeanne. Jeanne et le vicomte de Lamare en sont le parrain et la marraine. L’ambiance est à la fois solennelle et festive. Jeanne, très émue, abandonne sa main dans celle du jeune homme.

Chapitre IV : Le père de Jeanne lui annonce que le vicomte lui a demandé sa main. La jeune fille « étranglée par l’émotion » accepte. Le mariage est fixé au 15 août. Ce jour là tout s’accélère dans la vie de Jeanne : « elle s’était endormie jeune femme : elle était femme maintenant » . Les jeunes gens s’échappent de la soirée pour goûter quelques instants de complicité, mais Jeanne refuse de se laisser embrasser.

La nuit de noces offre à Jeanne ses premières désillusions. Julien la possède avec brutalité puis s’endort grossièrement. Jeanne, elle, médite seule, choquée et désenchantée.

Chapitre V : Selon les vœux de Jeanne, les jeunes mariés partent en Corse pour leur voyage de noces. Avant leur départ la baronne remet sous les yeux de Julien une somme de deux mille francs à Jeanne. La traversée pour la Corse est un grand moment de bonheur pour Jeanne. Mais très vite Julien se montre irascible et avare. Lors d’une promenade en montagne, charmée par l’ardeur du climat méditerranéen, Jeanne découvre l’amour physique et « connaît la révélation du plaisir des sens ». Lors du retour pour la Normandie, les mariés s’arrêtent à Paris. Jeanne demande à Julien l’argent que sa mère lui a donné. Celui-ci ne lui donne que cent francs. Jeanne est contrariée par cette attitude mesquine et inquiétante.

Deuxième partie : les désillusions

Chapitre VI : Retour aux Peuples. La vie de Jeanne est monotone. Elle s’ennuie et se dit que le bonheur tant désiré est déjà du passé. Julien décide d'abandonner le lit conjugal. Jeanne le regarde maintenant comme un étranger . Il règne en despote et se montre perfide, avare et vaniteux.

Souhaitant fréquenter la noblesse locale, il fait peindre de nouvelles armoiries sur la calèche familiale . Ils rendent des visites de courtoisie aux représentants de l’aristocratie locale : les Briseville, une famille hautaine mais sans envergure. Les parents de Jeanne quittent les Peuples pour passer l’hiver dans l’une de leurs résidences, à Rouen.

Chapitre VII : Jeanne et Julien vivent maintenant seuls aux Peuples. La servante Rosalie, la sœur de lait de Jeanne, est à leur service. La servante met au monde un petit garçon dont elle souhaite taire le nom du père. Julien, au nom de la morale, souhaite sanctionner Rosalie en la congédiant, mais Jeanne s ‘y oppose. Par une sinistre nuit d’hiver Jeanne, malade, appelle Rosalie qui ne l’entend pas. Elle découvre alors sa domestique dans le lit de son mari. Elle s’enfuit, prête à se suicider sur la falaise. Elle est rejointe par son mari et est ramenée chez elle dans un état de profonde prostration.

Ses parents sont rappelés à son chevet . Jeanne tente de se confier à eux car ils la croient victime de son imagination. Le médecin de famille apprend à Jeanne qu’elle attend un enfant. L’abbé Picot tente d’apaiser la situation et de réconcilier les époux. Rosalie est évincée. Le prêtre promet de lui trouver un époux à condition qu’on lui offre une dot assez importante.

Chapitre VIII : Jeanne vit une grossesse sans joie. Un après-midi Julien et Jeanne reçoivent la visite des Fourville, une famille de la noblesse locale. Jeanne sympathise avec la jeune femme. En juillet 1820 elle accouche dans de terribles souffrances. Déçue par le mariage Jeanne reporte toute son affection sur son fils et éprouve pour lui un amour excessif.

En contrepartie d’une dot de 20 000 F, un paysan débrouillard, Désiré Lecoq, accepte d’épouser Rosalie et de prendre en charge son enfant.

Chapitre IX : Dès que Jeanne s’est remise de l’accouchement, le couple rend visite aux Fourville qui les reçoivent chaleureusement. Au printemps suivant, les deux couples effectuent ensemble plusieurs sorties à cheval. Puis Jeanne découvre que Julien est l’amant de Gilberte de Fourville. A la douleur de l’infidélité de son mari, s’ajoute la déception d’avoir été trahie par la Comtesse.

Les parents de Jeanne viennent passer quelques jours aux Peuples.

La baronne Adélaïde a beaucoup vieilli et est très faible. Elle meurt quelques semaines après son arrivée aux Peuples. Durant la nuit de la veillée funèbre, Jeanne trouve dans les papiers de la défunte des lettres prouvant que sa mère a entretenu une liaison durable, alors qu’elle était mariée, avec un ami de la famille. De peur que son père ne trouve cette correspondance compromettante, Jeanne brûle ces lettres. Son idéalisme de jeune femme est une nouvelle fois bléssé .

Chapitre X : La vie monotone reprend aux Peuples. Paul, connaît de graves problèmes de santé. Jeanne a très peur de perdre son fils et de se retrouver seule. Elle souhaiterait avoir un autre enfant, mais elle se sent tellement loin de son mari. Elle se confie à l’abbé Picot qui promet d’intercéder pour elle auprès de Julien. Jeanne tombe enceinte et attend son second enfant. L’abbé Picot est remplacé par Tolbiac, un jeune mystique intransigeant qui ne tarde pas à se faire détester de tout le monde. L’abbé Tolbiac ne tarde pas à découvrir que le vicomte est l’amant de Gilberte de Fourville. Il ne le supporte pas. Il dénonce cette liaison à Jeanne et lui demande d’avertir  le comte de Fourville. En vain.

Un autre jour, M. de Fourville vient aux Peuples, très troublé, et demande sa femme. Il part à sa recherche et découvre sur le bord de la falaise une roulotte où s’est réfugié le couple adultère. Ivre de colère il précipite la roulotte du haut d’un ravin . Gilberte et Julien sont tués. L’enquête conclut à un accident. Le même jour, Jeanne accouche d’une fille mort-née.

Troisième partie : l'angoisse d'une mère

Chapitre XI : Deux années s'écoulent. Depuis la mort de son mari, Jeanne ne se rend plus à l’église soupçonnant l’abbé Tolbiac d’être la cause de cet accident. Paul, sa seule consolation, grandit , aimé et couvé de tous. A 15 ans, il est mis en pension au collège du Havre où il poursuit des études très médiocres au grand désespoir de sa famille. Puis il fait une fugue à Londres. Il se contente d’écrire  annonçant régulièrement sa venue prochaine et demandant à chaque fois de l’argent. Le baron meurt. Quelques mois plus tard, c’est tante Lison qui disparaît à son tour. Jeanne se retrouve seule. Après vingt quatre ans d’absence, Rosalie, en pleine forme, revient s’installer auprès d’elle.

Chapitre XII : Jeanne a pardonné à Rosalie. L’ancienne servante ne tarde pas à découvrir l’épouvantable situation financière de sa maîtresse. Ruinée, Jeanne est contrainte de vendre le château des Peuples. Avec Rosalie, elle se retire dans une modeste demeure à Batteville, emportant avec elle quelques souvenirs du chateau de son enfance.

Chapitre XIII : Jeanne tente vainement de revoir son fils. Elle lui envoie une lettre " éplorée ". La réponse de son fils la blesse . Il lui annonce son mariage avec une créature que Jeanne n’a jamais estimée. Elle effectue le voyage de Paris : elle tente de le retrouver et va se renseigner à la préfecture. En vain. Elle ne retrouve que des créanciers. Elle revient , seule et triste, à Batteville.

Chapitre XIV : Jeanne se cloître dans sa solitude et ressasse éternellement et vainement  ses vieux souvenirs. Elle se met à retracer son existence à partir de vieux calendriers retrouvés au grenier. Un jour, Rosalie lui propose d’effectuer une visite rapide aux Peuples. Jeanne est folle de  joie. Elle revoit le château de son enfance et goûte "  avec délice les souvenirs qui lui reviennent ".

De retour à Batteville, une lettre lui apprend que la femme de Paul est gravement malade. Jeanne accepte de prendre soin de leur petite fille.  Rosalie va la chercher à Paris et la ramène chez Jeanne.



Mon Avis:
C'est très bien écrit, évidemment c'est du Maupassant (oui c'est mon auteur classique chouchou!!!), une merveilleuse histoire bien qu'elle ne soit pas très heureuse. L'auteur a su décrire la vie de cette jeune fille comme s'il l'avait lui même vécu ; pas de rajout ou d'atténuation, juste les choses comme elles se sont passées. Pour l'avoir relu récemment, je trouve que certaines scènes du film The Duchess avec Keira Knightley sont tous droit sortie de ce livre mais bon ! ce n'est que mon avis et il  n'engage que moi!

Note :

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La princesse de Clèves

19 Juillet 2009, 20:54pm

Publié par Kincaid

De Madame de la Fayette

Résumé :

La Princesse de Clèves est composée en 4 parties

Première partie

L'action se déroule, en 1558, à la cour du roi Henri II durant les dernières années de son règne. Autour du roi, princes et princesses rivalisent d'élégance et de galanterie.

Mlle de Chartres, jeune orpheline de seize ans, élevée par sa mère selon de rigoureuses règles de morale, parait pour la première fois au Louvre. Le prince de Clèves, honnête homme d'une grande droiture morale, tombe amoureux d'elle dès qu'il l'aperçoit. Ebloui par sa beauté, il la demande en mariage. Mlle de Chartres n'a aucune expérience de l'amour et l'épouse sans être amoureuse de lui.

Alors qu'elle est mariée, Mme de Clèves rencontre, à la cour, le duc de Nemours. Naît entre eux un amour immédiat et partagé. Mme de Chartres découvre cette passion naissante et met en garde sa fille du danger de ce désir illégitime. Avant de mourir, Mme de Chartres conjure sa fille de lutter contre l'amour coupable que lui inspire le duc de Nemours . Ayant perdu le soutien de sa mère, et afin d'éviter M. de Nemours, qu'elle ne peut s'empêcher d'estimer, Mme de Clèves décide de se retirer à la campagne. M. de Clèves reste à Paris, car il doit consoler l'un de ses amis, M. de Sancerre.

Seconde partie

Mme de Clèves vit en sa maison de Coulommiers. Elle apprend la mort de Mme de Tournon et est attristée de la disparition de cette jeune femme qu'elle trouvait belle et vertueuse. De retour de Paris, M. de Clèves lui apprend que son ami Sancerre était amoureux depuis près de deux ans de Mme de Tournon et que cette dernière lui avait secrètement promis ainsi qu'à M. d'Estouville de les épouser . C'est seulement le jour de sa mort que M. de Sancerre apprend la perfidie. Le même jour, il connait une douleur immense en apprenant la mort de sa bien-aimée et en découvrant les lettres passionnées que cette dernière a adressées à M. d'Estouville. La princesse de Clèves est troublée par les propos que son mari a tenu a son ami Sancerre et qu'il lui répète : " La sincérité me touche d'une telle sorte que je crois que si ma maîtresse et même ma femme, m'avouait que quelqu'un lui plût, j'en serais affligé sans en être aigri."

A la demande de M. de Clèves, Mme de Clèves rentre à Paris . Elle ne tarde pas à se rendre compte qu'elle n'est pas guérie de l'amour qu'elle éprouve pour le duc de Nemours. Elle est en effet émue et pleine de tendresse pour cet homme, qui par amour pour elle, renonce aux espérances d'une couronne. Si elle ne parvient pas à maîtriser ses sentiments, elle est bien décidée à tout faire pour maîtriser ses actes. Elle souhaite à nouveau fuir celui qu'elle aime, mais son mari lui intime l'ordre de ne changer en rien sa conduite.

Puis Nemours dérobe sous ses yeux son portrait. Elle se tait, craignant à la fois de dévoiler publiquement la passion que ce prince éprouve pour elle et d'avoir à affronter une déclaration enflammée de cet amoureux passionné. Nemours qui s'est aperçu que la princesse de Clèves avait assisté à ce vol et n'avait pas réagi, rentre chez lui, savourant le bonheur de se savoir aimé.

Lors d'un tournoi, Nemours est blessé. Le regard que lui adresse alors Mme de Clèves est la preuve d'une ardente passion. Puis une lettre de femme égarée et dont elle entre en possession laisse supposer que Nemours a une liaison . Elle découvre alors la jalousie.

Troisième partie

Le Vidame de Chartres, oncle de la princesse de Clèves et ami intime de M. de Nemours est lui aussi très contrarié par cette lettre. Car la lettre qu'a lue la princesse de Clèves et qu'elle croyait adressée à Nemours, d'où sa jalousie, lui appartenait. Et le fait qu'elle circule entre toutes les mains de la Cour le contrarie énormément. En effet cette lettre risque de déshonorer une femme extrêmement respectable et de lui valoir, à lui, Vidame de Chartres, la colère de la Reine qui en a fait son confident et qui n'accepterait pas cette aventure sentimentale.

Le Vidame de Chartres souhaite que le duc de Nemours indique être le destinataire de cette lettre et aille la réclamer à la reine dauphine qui l'a maintenant entre les mains. Il lui donne pour cela un billet sur lequel figure son nom , qu'une amie de sa maîtresse lui a donné, et qui permettra à Nemours de se justifier auprès de celle qu'il aime.

M. de Nemours rend visite à Mme de Clèves et lui apprend la demande au Vidame de Chartres. Il parvient également grâce au billet que lui a donné son ami à lui prouver qu'il n'est pas compromis dans cette aventure sentimentale. Il parvient ainsi à dissiper la jalousie de la Princesse. En présence de M. de Clèves, les deux amants, pour satisfaire une demande royale, réécrivent de mémoire une copie de la lettre qui a semé le trouble. Mme de Clèves goûte le plaisir de ce moment d'intimité , mais reprend conscience de la passion qu'elle ressent, malgré elle, pour cet homme. Elle décide de repartir à la campagne, malgré les reproches de son mari, qui ne comprend guère son goût pour la solitude.

Elle avoue alors, les yeux remplis de larme, qu'elle est éprise d'un autre homme, et que pour rester digne de lui, elle doit quitter la cour. M. de Nemours assiste, caché et invisible, à cet aveu. M. de Clèves est dans un premier temps tranquillisé par la franchise courageuse de son épouse. Puis aussitôt , il commence à ressentir une vive jalousie et presse son épouse de mille questions auxquelles elle ne répond pas. Elle ne lui dévoilera pas le nom de son rival. M. de Nemours, assistant dans l'ombre à cette scène, reste lui aussi dans l'expectative. Le roi demande alors à M. de Clèves de rentrer à Paris.

Restée seule , Mme de Clèves est effrayée de sa confession, mais se rassure , en estimant qu'elle a ainsi témoigné sa fidélité à son mari.

M. de Nemours s'est enfui dans la forêt et se rend compte que cet aveu lui enlève tout espoir de conquérir celle qu'il aime. Il éprouve pourtant une certaine fierté d'aimer et d'être aimé d'une femme si noble . Il commet surtout l'imprudence de raconter au Vidame de Chartres, l'histoire qu'il vient de vivre. Il a beau raconter cette histoire en termes très vagues, son compagnon devine que cette histoire est la sienne. Clèves apprend de son côté que celui que sa femme n'a pas voulu nommer, n'est autre que M. de Nemours. Puis en raison de l'imprudence de Nemours, l'information de vient publique. Ne sachant que ce dernier a été témoin de cet aveu, M et Mme de Clèves se déchirent en se soupçonnant l'un l'autre d'avoir trahi le secret de leur discussion. Nemours et M et Mme de Clèves que la fatalité a jeté les uns contre les autres sont alors soumis aux soupçons, remords, reproches et aux plus cruels des troubles de la passion.

Le roi, lui , meurt, lors d'un tournoi.

Quatrième partie

Alors que la Cour se rend à Reims pour le sacre du nouveau roi, Mme de Clèves se retire à nouveau à la campagne, cherchant dans la solitude l'impossible tranquillité. Nemours la suit , épié par un espion que Clèves a dépêché sur place. De nuit, Nemours observe la princesse de Clèves alors qu'elle contemple d'un air rêveur un tableau le représentant. Il est fou de bonheur. Encouragé par cette marque d'amour, Nemours se décide à rejoindre celle qu'il aime. Il avance de quelques pas et fait du bruit. Pensant le reconnaître, la princesse se réfugie immédiatement dans un autre endroit du château. Nemours attend en vain dans le jardin , et au petit matin, il se rend dans le village voisin pour y attendre la nuit suivante.

La présence du duc de Nemours auprès de la princesse a été racontée à Clèves par son espion. Sans même laisser le temps à son interlocuteur de lui donner plus de précisions, Clèves est persuadé qu'il a été trahi. Il meurt de chagrin, non sans avoir fait "à la vertueuse infidèle d'inoubliables adieux" et l'avoir accablée de reproches.

La douleur prive la princesse de toute raison . Elle éprouve pour elle-même et M. de Nemours un véritable effroi. Elle refuse de voir M. de Nemours, repensant continuellement à la crainte de son défunt mari de la voir épouser M. de Nemours.

Le Vidame de Chartres réussit tout de même à organiser une entrevue secrète entre les deux amants. Elle le regarde avec douceur , mais lui conseille de rechercher ailleurs une destinée plus heureuse. Puis elle sort sans que Nemours puisse la retenir.

La princesse tentera d'apaiser sa douleur en s'exilant dans les Pyrénées. Elle mourra quelques années plus tard en succombant à une maladie de langueur.

Personnage historique :

Dans ce roman on trouve quelques descriptions de personnages historiques :

  • Jacques de Savoie-Nemours (1531-1585), fils du duc Philippe de Savoie-Nemours, petit-fils du duc Philippe II de Savoie et cousin germain du roi François Ier de France : « Ce prince était un chef-d’œuvre de la nature ; ce qu’il avait de moins admirable, c’était d’être l’homme du monde le mieux fait et le plus beau. Ce qui le mettait au-dessus des autres était une valeur incomparable, et un agrément dans son esprit, dans son visage et dans ses actions que l’on a jamais vu qu’à lui seul ; il avait un enjouement qui plaisait également aux hommes et aux femmes, une adresse extraordinaire dans tous ses exercices, une manière de s’habiller qui était toujours suivie de tout le monde, sans pouvoir être imitée, et enfin un air dans toute sa personne qui faisait qu’on ne pouvait regarder que lui dans tous les lieux où il paraissait. »

Note :

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Les Trois Mousquetaires

19 Juillet 2009, 20:31pm

Publié par Kincaid

D'Alexandre Dumas

Résumé :

Les 67 chapitres de ce roman racontent l'histoire d'un jeune gascon, d'Artagnan, venu chercher fortune à Paris. L'action se situe en 1625, sous le règne de Louis XIII. Le jeune gascon, courageux et rusé, est muni d'une lettre de recommandation de son père pour M. de Tréville, commandant des Mousquetaires. Très vite, d'Artagnan devient l'ami de trois gentilshommes, mousquetaires du roi, Athos (comte de la Fère), Porthos (du Vallon) et Aramis (Chevalier d'Herblay). Une vieille rivalité oppose les mousquetaires du roi aux gardes du Cardinal de Richelieu. Le quatuor se constitue d'ailleurs, à la suite d'un combat victorieux contre les gardes du Cardinal.

Athos, le comte de la Fère, a été ruiné par un tragique mariage avec une aventurière; Porthos, un géant, dont le véritable nom est du Vallon, est un compagnon plutôt débonnaire ; Aramis, chevalier d'Herblay, oscille, lui, constamment entre le mysticisme et amours galantes.

Les quatre amis au service du couple royal vont sauver la reine Anne d'Autriche des perfides manœuvres de Richelieu. Sur une insinuation du cardinal, le roi invite la reine à porter, lors du prochain bal de la cour, les douze ferrets de diamants, qu'il lui a naguère offerts. Or celle-ci a donné la précieuse parure à son amant, le duc de Buckingham.

D'Artagnan va se retrouver aux prises avec la perfide Milady de Winter, redoutable agent du cardinal, qui s'avère être aussi l'ancienne épouse d'Athos. Il va tomber également amoureux de Constance de Bonacieux, fidèle femme de chambre de la reine Anne d'Autriche.

D'Artagnan et ses amis sont chargés de récupérer les bijoux en Angleterre. Ils doivent affronter les agents de Richelieu, menés par le sombre Rochefort, et surtout Milady. Poursuivis par les gardes de Richelieu, au terme d'un parcours semé d'embûches, d'Artagnan et les Trois Mousquetaires réussissent à rapporter les ferrets à la reine. Alors que les mousquetaires brillent à nouveau au siège la Rochelle, Milady, qui a commandité le meurtre de Buckingham et fait empoisonner Constance Bonacieux, femme de chambre de la reine et aimée de d'Artagnan, est arrêtée et exécutée. D'artagnan, réconcilié avec le cardinal de Richelieu est promu lieutenant. Athos se retire à a campagne, Porthos se marie et Aramis devient prêtre.

Contexte Historique :

En 1625, Louis XIII règne sur la France avec son premier ministre, le cardinal de Richelieu. Sa femme est la reine Anne d'Autriche. Trop inexpérimenté pour gérer les affaires d'état, le Roi n'a pas d'autre choix que de se reposer sur son premier ministre, le Cardinal de Richelieu, dont le génie politique et stratégique assure la cohésion et la sécurité du royaume.

Dumas met en exergue le sentiment de défiance et les combats d'influence qui occupent constamment les deux hommes. Dans le roman, ceux-ci s'affrontent secrètement par l'intermédiaire de leur garde personnelle. Dumas exploite aussi l'hostilité connue entre la reine et le cardinal pour en faire un des ressorts de l'affaire des ferrets.


Source :

Le héros des Trois mousquetaires est basé sur le personnage historique de Charles de Batz de Castelmore d'Artagnan du régiment de Louis XIII des Cadets de Gascogne. Son nom est cité dans les mémoires et les correspondances de l'époque, notamment chez Madame de Sévigné. Alexandre Dumas disposait comme sources des Mémoires de M. D'Artagnan de Gatien de Courtilz de Sandras rédigé en 1700, 27 ans après la mort de d'Artagnan[Dumas y pioche quantité de détails, qu'il réécrit dans un style très personnel. Ainsi ce passage de Courtilz

Mes parens étoient fi pauvres qu'ils ne me purent donner qu'un bidet de vingt-deux francs, avec dix écus dans ma poche, pour faire mon voyage. Mais s'ils ne me donnerent guéres d'argent, ils me donnerent en recompenfe quantité de bons avis (Mémoires de M. D'Artagnan, chapitre Ier)

devient sous la plume de Dumas  :

une pareille bête valait au moins vingt livres : il est vrai que les paroles dont le présent avait été accompagné n’avaient pas de prix (Les Trois Mousquetaires, chapitre Ier)

Répercussions :

Le roman connut également un grand succès en dehors de la France et fut traduit en anglais en trois versions différentes dès 1846. Celle de William Barrow fait toujours autorité.Les Trois Mousquetaires inspirèrent très rapidement nombre d'auteurs qui lui inventèrent des suites, de nouveaux épisodes, ou qui le pastichèrent avec plus ou moins de verve.Un site web en a recensé plus d'une centaine. Du vivant même de Dumas, auteurs dramatiques et romanciers s'emparèrent des mousquetaires. En 1845, la comédie Porthos à la recherche d'un équipement d'Anicet Dumanoir mettait en scène un épisode de Vingt ans après. En 1858 paraissait les Amours de d'Artagnan, d'Auguste Blanquet, qui profitait du hiatus de vingt ans entre les Trois Mousquetaires et Vingt ans après pour imaginer la suite des aventures de d'Artagnan sous la Fronde (1648-3). À la mort de Dumas, Albert Maurin tenta de tirer profit de la popularité toujours intacte du gascon avec Les Véritables Mémoires de d'Artagnan (1874), banale version romancée des mémoires de Courtilz de Sandras.

L'engouement pour les Trois Mousquetaires continue plus d'un siècle après la parution du roman de Dumas, avec par exemple le D'Artagnan amoureux de Roger Nimier], adapté en 1970 pour la télévision par Yannick Andrei, ou Le Retour des trois mousquetaires d'un certain Nicolas Harin en 1997]. Récemment encore, Martin Winckler écrit un roman de formation, Les Trois Médecins (2006), dont la trame est décalquée sur celle du roman de Dumas.

Si d'Artagnan s'avère le grand favori de ces adaptations, les autres personnages du roman ont également inspiré plusieurs auteurs : en 1886, le théâtre L'Ambigu donnait Le Fils de Porthos, dont l'action se passe dans la période qui précède la révocation de l'édit de Nantes et met en scène le jeune et bouillant Joël, un breton, fils de Porthos, aux prises avec les ruses machiavéliques d'Aramis, le seul mousquetaire survivant.Dans Milady, mon amour (1986), l'auteur, Yak Rivais, embarrassé par certains aspects du roman devenus répugnants pour des sensibilités modernes, par exemple l'épisode de l'exécution de Milady, réécrit l'histoire avec plus d'indulgence pour ce personnage .

Avec Les Trois Mousquetaires, Dumas avait réussi ce paradoxe de populariser le roman historique en en faisant un roman de cape et d'épée et à donner ses lettres de noblesse au roman d'action en l'appuyant sur l'histoire. Il avait créé un nouveau héros positif, le gascon impécunieux, proche encore du picaro, mais noble et héroïque, fine lame et chevaleresque tout en restant humain dans ses faiblesses : l'irascibilité de d'Artagnan, la vanité de Porthos, l'ambivalence d'Aramis tiraillé entre Éros et Agapē, la mélancolie et l'alcoolisme d'Athos empêchent les mousquetaires d'être des héros parfaits comme le sera Raoul de Bragelonne, mais ces faiblesses font leur force littéraire. Le jeune d'Artagnan est la synthèse du miles gloriosus, ces matamores, Capitan et autres Capitaine Fracasse de la Commedia dell'Arte et du théâtre comique en général (Pistol ou Parolles chez Shakespeare) et du héros des romans de chevalerie. Il commence sa carrière sous les traits comiques d'un jeune Don Quichotte, et en quelques chapitres se métamorphose en un nouvel Achille. C'est ce personnage mi-comique mi-héroïque que l'on retrouve dans Le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier (1863), ou dans Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand (1897).

Il avait aussi popularisé un type de récit où alternaient duels, intrigues politiques, chevauchées, enlèvements, passages dramatiques et comiques. La formule fera la fortune des romans feuilletons où excellent des auteurs comme Paul Féval (Le Bossu) ou Michel Zévaco (Pardaillan). Paul Féval fils se fera d'ailleurs une spécialité d'exploiter les riches filons inventés par ses prédécesseurs avec des titres comme D'Artagnan contre Cyrano de Bergerac, D'Artagnan et Cyrano réconciliés, ou Le Fils de D'Artagnan.

Mais la postérité des Trois Mousquetaires, le Un pour tous ! Tous pour un ! déborde largement le cadre de la littérature. Pour André Roussin, s'adressant aux membres de l'Académie Française en 1980, c’est le mythe de l’amitié entre les hommes qui, sous le double sceau de la loyauté et du courage, deviennent invincibles, et il ajoute C’est un grand mythe pour la jeunesse d’un pays. On a vu au temps de la clandestinité à quel degré de souffrance et à quels sacrifices il a conduit des milliers de jeunes gens, morts parfois de façon atroce, pour n’avoir pas livré le nom de leurs compagnons de réseau. Beaucoup d’entre eux avaient peut-être lu à douze ans Les Trois Mousquetaires et avaient conservé de cette lecture, le sens de la fraternité sacrée .Et l'académicien évoque ensuite le quatuor du tennis français des années 1920, Henri Cochet, Jacques Brugnon, René Lacoste et Jean Borotra, qui incarne par sa jeunesse, l'amitié entre ses membres et son apparente invincibilité un idéal si proche des héros de Dumas qu'ils sont surnommés Les Quatre Mousquetaires. En 1974, un grand distributeur voudra lui aussi tirer profit de cette image positive en choisissant un logo où apparaissent les mousquetaires, censés incarner l’égalité et le combat mené par l’enseigne pour la défense du pouvoir d’achat. En guerre contre la vie chère ....


Astuce :
Pour ceux qui ont un porte monnaie bouquin limité, cet ouvrage peut se trouver gratuitement sur internet!!

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Les Fourmis

19 Juillet 2009, 19:58pm

Publié par Kincaid

De Bernard Werber

Résumé:
"Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices.

Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle enthomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra-terrestres", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspens et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis !"

Mon Avis :

Les Fourmis est un roman français, le premier grand succès de Bernard Werber , publié en 1991,premier d'une grande trilogie, largement récompensé par de nombreux prix, dont le prix Palissy.

Il inaugure une trilogie relatant les aventures d'humains et de fourmis au travers de deux fils narratifs a priori distincts, mais se recoupant par moments. Outre ces deux fils, le récit est entrecoupé de passages de L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu, livre-testament d'Edmond Wells.

L'histoire débute alors que Jonathan Wells hérite de la maison de son oncle entomologiste, Edmond Wells, dans laquelle il s'installe avec sa famille. Petit à petit, il va mettre au jour les découvertes révolutionnaires des études de son oncle sur les fourmis.

Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle enthomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra-terrestres", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspens et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis !

Parallèlement, une colonie de fourmis vit son quotidien dans une ville-fourmilière appelée Bel-o-kan. Les deux histoires se poursuivent en parallèle jusqu'au moment du contact et de la communication entre les deux espèces intelligentes qui jusqu'à présent s'ignoraient mutuellement.

J' ai bien aimé, un condensé d'entomologie qui n'en a pas l'air ! On apprend plein de choses sur ce monde à la fois familier et inconnu que représente les fourmis. ( familier parce qu'on en écrase tous les jours ! ).

Citation : " en Afrique, on pleure la mort d'un vieillard plus que la mort d'un nouveau né. Le vieillard constituait une masse d'expériences qui pourrait profiter au reste de la tribu alors que le nouveau né n'ayant pas vécu, n'arrive même pas à avoir conscience de la mort. En Europe, on pleure la mort d'un nouveau- né car on se dit qu'il aurait pu
faire des choses fabuleuses si il avait vécu. On porte par contre peu d'attention à la mort du vieillard. De toute façon, il avait déjà profiter de la vie."


Note :

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La solitude du Vampire

19 Juillet 2009, 14:55pm

Publié par Kincaid

De Barbara Sadoul

Résumé:
Du drame romantique à la science-fiction, la figure du vampire a connu bien des métamorphoses. À l'instar des ermites, des bandits, des vagabonds et des prophètes, il est un exilé sur terre, condamné à la solitude d'une vie errante. C'est un hors-la-loi, un monstre, une âme perdue. Sa soif de sang et de puissance, sa propension à corrompre les âmes l'incitent pourtant à rechercher la compagnie des hommes : il se laisse apprivoiser le temps d'une étreinte, et sait parfois faire preuve de sentiments, voire de passion...
Dans cette anthologie, les vampires de Tanith Lee, de Richard Matheson, de Ray Bradbury, de Claude Seignolle, de Jean-Louis Bouquet, de Gudule, de Henry Kuttner et de Niel Straum sont des êtres déchirés, malmenés, amoureux et violents. Amateurs de sensations fortes ou lecteurs téméraires, laissez-vous séduire... à vos risques et périls!

Table des matières:
Tanith Lee : Chimère
Richard Matheson:la voix du sang
Ray Bradbury : L'homme du second
Claude Seignolle : Pauvre Sonia
Jean-Louis Bouquet : Laurine ou la clé d'argent
Gudule : La petite fille qui mordait ses poupées
Henry Kuttner : Dans ma solitude
Niel Straum : Espèce en voie de disparition

Mon avis:
Une très jolie anthologie et pas chère (édition Librio) qui permet de découvrir ou de re-découvrir des maîtres du genre. Mon histoire préféré reste celle de Jean-Louis Bouquet même si celle de Gudule est un délice à se mettre sous la dent.

Note:

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Le trône de Cléopâtre

19 Juillet 2009, 14:44pm

Publié par Kincaid

De Annie Jay

Résumé:
"Cléopâtre, soutenue par Jules César, aimerait bien devenir reine d’Égypte. Mais son frère aussi convoite le trône… À des siècles de là, des chercheurs ont mis au point une machine à remonter le temps et décident d’envoyer la jeune Alex Boissieu - une lycéenne tout à fait banale, si ce n’est sa ressemblance frappante avec Cléopâtre - changer le cours de l’Histoire."

Mon avis:
Une histoire de voyage dans le temps qui sort de l’ordinaire. Comment Alex, une cancre mal dans sa peau mais qui présente une ressemblance frappante avec Cléopâtre, part dans la passé sur la demande de savants pour empêcher un détraqué de réecrire l'Histoire en empêchant la rencontre entre Cléopâtre et César! Alex, qui ressemble à la reine, doit déjouer les plans du savant fou... Mais elle ne sait pas que son pire ennemi, Gabriel, le pion détesté de son collège, est lui aussi recruté pour cette dangereuse mission. Les voilà, tous les deux, coincés dans le passé ! Eux, qui se détestaient au lycée, vont devoir s'entraider et se défendre dans un monde cruel où la loi du plus fort et toujours la meilleure : ruse et complot s'enchaînent et nos deux héros auront bien du mal à s'en sortir sans aide. Un roman plein d’humour et plein plein plein de détails historiques sur la VRAIE Cléopatre : une bonne dose d'Histoire sur fond de fiction, on en redemande!

Note :

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Quo Vadis

19 Juillet 2009, 14:16pm

Publié par Kincaid

De Henryk Sienkiewicz


Résumé:
"Rome, 64 ap. J.-C. Vinicius est amoureux ! La belle Lygie a conquis son cœur. Mais celle-ci est chrétienne ! Comme tous les adeptes de sa religion, elle doit vivre dans les catacombes… et subir les persécutions de l’empereur Néron. Lygie doit mourir ! Pour la sauver, le jeune patricien osera-t-il affronter la colère des Romains ?"


Mon avis :
L'histoire d'amour magnifique entre une jeune chrétienne et un patricien Romain en 64 ap J.C, à une période où le culte du Christ reste interdit et punit de mort par la société Romaine.

L'église avait déjà beaucoup souffert de la part des Juifs et des païens, mais ces persécutions n'étaient pas générales. L'empereur Néron fut le premier qui employa le pouvoir souverain contre les chrétiens.

Ce prince cruel, irrité de ce que plusieurs personnes de son palais avaient abandonné le culte des idoles, publia un édit pour défendre d'embrasser la religion chrétienne : ce fut à l'occasion de l'incendie qui dévora presque toute la ville de Rome.

Néron avait fait mettre le feu à la ville pour le seul plaisir de la voir brûler, et pour la rebâtir ensuite avec plus de magnificence. Il rejeta ce crime sur les chrétiens, et leur fit souffrir les plus cruelles tortures. Quelques-uns furent enveloppés de peaux de bêtes sauvages, et exposés à des chiens pour en être dévorés. D'autres, revêtus de tuniques enduites de résine et de soufre, étaient attachés à des poteaux et servaient durant la nuit à éclairer les jeux du cirque.
Une très bonne description du système Romain et de l'ambiance qui régnait à cette époque sur fond de romance. C'est magnifiquement écrit et ça regorge de détails sur l' époque : excellent pour être incollable à vos prochains contrôle d'histoire!!!

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