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Le blog de Kincaid

litterature contemporaine

L'alchimiste, Paulo Coelho

13 Février 2018, 07:40am

Publié par Kincaid

Titre : L'alchimiste

Auteur : Paulo Coelho

Edition; J'ai Lu

Genre : philosophie

lu en janvier 2018

Un jeune berger andalou, Santiago, part à la recherche d'un trésor enfoui au pied des pyramides. Il découvrira pendant son périple la clef d'une quête spirituelle. 'L' Alchimiste' est le récit d'une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d'un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, initié par l'alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Destiné à l'enfant que chaque être cache en soi, 'L' Alchimiste' est un merveilleux conte philosophique, que l'on compare souvent au 'Petit Prince', de Saint Exupéry, et à 'Jonathan Livingston le Goéland', de Richard Bach.

Mon avis :

Paulo Coelho nous livre un conte moderne servi par une écriture fluide et addictive. L'histoire de ce jeune berger qui va courir le monde pour trouver sa légende personnelle est peuplée de rencontres inattendues qui nous ramène à ce que dit le père du jeune berger avant son départ, à savoir qu'il n'y a pas de plus beau château que sa demeure, mais c'est vrai qu'il faut parfois beaucoup voyager pour s'en rendre compte.

Un lecture légère et agréable qui m'a fait passé un bon moment.

Note : 3/5

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Le liseur du 6h27, Jean-Paul Didierlaurent

17 Janvier 2018, 14:52pm

Publié par Kincaid

 

Titre : Le liseur du 6h27

Auteur : Jean-Paul Didierlaurent

Genre : littérature contemporaine

Edition : Folio

Guylain Vignolles est préposé au pilon et mène une existence maussade et solitaire, rythmée par ses allers-retours quotidiens à l’usine. Chaque matin en allant travailler, comme pour se laver des livres broyés, il lit à voix haute dans le RER de 6H27 les quelques feuillets qu’il a sauvé la veille des dents de fer de la Zerstor 500, le mastodonte mécanique dont il est le servant.
Un jour, Guylain découvre les textes d’une mystérieuse inconnue qui vont changer le cours de sa vie…

Mon avis !

Un court roman magnifiquement écrit mais qui, je l'avoue m'a un peu déçu !

Le bandeau qui l'entourait me promettait "une lecture qui ensoleillera votre journée" et je dois dire que j'avais choisi ce livre pour me remonter le moral au cours d'un moment difficile de ma vie et ce ne fut pas une lecture très réconfortante. Entre le héros Guylain Vignolles (on a toujours envie de l'appeler Vilain Guignolles, non ?) qui vit une vie solitaire et dépressive avec un boulot qu'il déteste par dessus tout, difficile d'avoir envie de rire.

Même si l'histoire est très jolie, que c'est bien écrit et qu'on est face à des personnages haut en couleurs, je n'ai pas accroché plus que ça !

 

Note : 2/5

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La Maladroite, Alexandre Seurat

19 Novembre 2015, 07:45am

Publié par Kincaid

Titre : La Maladroite

Auteur : Alexandre seurat

Editions du Rouergue

Genre : Roman contemporain

Nb de pages : 112p

Tout commence par un avis de recherche, diffusé à la suite de la disparition d'une enfant de 8 ans. La photo est un choc pour une institutrice qui a bien connu cette gamine. Pour elle, pas de doute : cette Diana n'a pas été enlevée, elle est déjà morte, et ses parents sont coupables. Remontant le temps, le roman égrène les témoignages de ceux l'ayant côtoyée, enseignants, grand-mère et tante, médecins, assistants sociaux, gendarmes...
Témoins impuissants de la descente aux enfers d'une enfant martyrisée par ses parents qui, malgré les incitations à parler de plusieurs adultes, refusera de les dénoncer. Ce roman est inspiré par un fait divers récent largement médiatisé car, en dépit de plusieurs signalements, l'enfant n'avait jamais bénéficié de protection. Loin de tout sensationnalisme, l'auteur rend sa dimension tragique à ce drame de la maltraitance.

Mon avis :

Je poursuis mon exploration de cette rentrée littéraire 2015 avec cet ovni, premier roman d'Alexandre Seurat . Quelle surprise !

 

Le roman se dévore d'un seul tenant malrgré le sujet abordé ici : la maltraitance. J'avais peur d'avoir beaucoup de mal à lire un livre sur ce thème mais l'auteur a décidé d'utiliser un style d'écriture très sobre et dépouillé en narrant l'histoire de Diana au travers des yeux des différents protagonistes. Aussi étonnant que cela puisse paraître, la sobriété qui transparaît entre les lignes sert à merveilles le récit et rend les choses dites avec une sensibilité accrue. On sait dès le départ comment l'histoire va se finir et on attend, la boule au ventre, d'arriver à cet inexorable dénouement.

 

Ce que j'ai le plus aimé, c'est que l'auteur choisit délibérément de ne pas prendre parti : il se contente de se saisir d'un fait divers et de nous le narrer avec toute l'horreur que l'on peut imaginer dans les non-dits des protagonistes. 

 

Une histoire poignante, touchante sur un sujet qui est encore trop souvent laissé de côté. C'est un véritable coup de coeur de cette rentrée littéraire car il a su me marquer !

 

Note : 

Quelques mots sur l'auteur : Alexandre Seurat

Ancien élève de l’ENS de la rue d’Ulm, agrégé de lettres modernes, Alexandre Seurat enseigne actuellement à l'IUT d'Angers-Cholet.

Il a soutenu en décembre 2010 une thèse intitulée: "Le roman du délire. Hallucinations et délires dans le roman européen (années 1920-1940)" (dir. Jean-Pierre Morel, Paris III-Sorbonne nouvelle).

"La maladroite" est son premier roman, inspiré par un fait divers, il retrace la vie d’une enfant martyrisée. 

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Le crime du comte Neville, Amélie Nothomb

25 Août 2015, 06:27am

Publié par Kincaid

Titre : Le crime du comte Neville

Auteur : Amélie Nothomb

Edition : Albin Michel

Nb de pages : 144

Genre : littérature contemporaine

« Ce qui est monstrueux n'est pas nécessairement indigne. »

Mon avis :

Chaque année, je suis avec plus ou moins d'assiduité la sortie du nouveau livre d'Amélie Nothomb et les critiques de mes copinautes blogueuses : coup de coeur, déception....un panel d'émotions assez vatse pour une auteure qui fait sensation à chacune de ses sorties et fait toujours couler beaucoup d'encre.

 

Pour mieux connaître l'univers littéraire d'Amélie Nothomb, je me suis inscrite au challenge éponyme organisé par Chinouk : cela fait longtemps que je n'ai pas avancé c'est donc tout naturellement que je me suis jetée sur ce nouveau Nothomb. Je ne vous cache pas que j'avais beaucoup d'appréhension. Si je trouve ces romans autobiographiques très agréables à découvrir, j'ai parfois du mal avec l'univers imaginaire de l'auteur. "Le fait du prince" m'avait laissé un goût amer mais, en bonne ex-étudiante que je suis, je le relirai sûrement d'ici la fin du challenge.

 

Première plongée dans la rentrée littéraire avec Amélie Nothomb ! Passons aux choses sériieuses^^

Livre en main, je suis étonnée par son poids ! Les poches d'Amélie Nothomb étant relativement petits, je m'attendais à quelquechose de plus léger. Pourtant dès qu'on ouvre le livre, on se rend vite compte de la supercherie : marge immense, écriture en gros caractère. Ce nouveau livre se veut aussi court que les précédents. Une lecture d'une heure à peine !

 

Concernant l'histoire en elle-même : je me suis régalée ! L'histoire est originale avec juste un brin de fantasque qui est la marque de fabrique de l'auteur.

 

On découvre le comte Neville, nobliaux désargenté, heureux père de trois enfants (Oreste, Electre et Sérieuse) amateurs de grande garden party et toujours amoureux de sa femme. Tout commence par la prétendue fugue de la petite dernière qui a été retrouvée par une voyante. Celle-ci fait une étrange prédiction au comte de Neville : il tuera quelqu'un lors de la prochaine garden party. Mais qui ? D'abord étonné, puis choqué, le comte Neville se laisse prendre au jeu de cette étrange déclaration : qui devrait-il tuer? un invité indélicat ? une personne mal-aimé?

 

Pour une fois, je trouve qu'Amélie Nothomb est restée assez classique sur le choix des prénoms de ses principaux protagonistes. De plus, j'ai retrouvé son style d'écriture si particulier avec plaisir même si j'étais habituée à plus de fantaisie. L'histoire reste simple mais agréable à lire : on est plus proche d'une nouvelle que d'un roman (la longueur du texte appuie cette théorie^^).

 

Note : 4/5

 

Quelques mots sur l'auteur : Amélie Nothomb

Née en 1967 à Kobe, au Japon, Amélie Nothomb est fille de l'ambassadeur de Belgique à Rome, petite-nièce de l'homme politique Charles-Ferdinand Nothomb. 

Amélie Nothomb passe ses cinq premières années au Japon, dont elle restera profondément marquée, allant jusqu'à parler couramment japonais et à devenir interprète. Mais son expérience ne s'arrête pas là puisqu'elle vivra successivement en Chine, à New York, au Bengladesh, en Birmanie et au Laos, avant de débarquer à dix-sept ans sur le sol de Belgique, berceau de sa famille où elle entame une licence en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. 

Elle écrit depuis ses dix-sept ans. Elle avoue avoir déjà écrit trente-sept romans. L'écrivain garde rangés dans un carton vingt manuscrits qu'elle se refuse à publier les estimant trop personnels. 

C'est en 1992, alors âgée de vingt-cinq ans, qu'elle fait son entrée fracassante dans le monde des lettres avec son roman "Hygiène de l'assassin." Elle enchaîne depuis les succès avec plus d'une vingtaine de publications.

Amélie Nothomb est également l'auteur de: "L'hygiène de l'assassin" (1992), "Le sabotage amoureux" (1993), "Les combustibles" (1994), "Mercure", "Péplum", "Les Catalinaires" (1995), "Métaphysique des tubes" (2000), "Cosmétique de l'ennemi" (2001), "Robert des noms propres" (2002).

Amélie Nothomb a été définitivement consacrée en 1999 alors que "Stupeur et Tremblements" a été couronné du Grand Prix de l'Académie Française et s'est vendu à 385 000 exemplaires. Ses romans sont depuis traduits en 23 langues.

Elle a également obtenu par deux fois le prix du jury Jean Giono, le prix Alain Fournier et, très connue en Italie, il premio Chianciano.

Elle est encore actuellement domiciliée à Bruxelles mais voyage beaucoup de ville en ville afin de rencontrer ses lecteurs. 

Auteur extrêmement prolifique, Amélie Nothomb publie traditionnellement un livre par an depuis 18 ans, que la critique et le public attendent chaque année au mois de septembre. 

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Les eaux troubles du mojito, Philippe Delerm

23 Août 2015, 17:59pm

Publié par Kincaid

Titre : Les eaux troubles du mojito et autres belles raisons d'habiter sur terre

Auteur : Philippe Delerm

Edition : Seuil

Nb de pages : 110 pages

Genre : Roman contemporain/ Rentrée littéraire 2015

Elles sont nombreuses, les belles raisons d’habiter sur terre. On les connaît, on sait qu’elles existent. Mais elles n’apparaissent jamais aussi fortes et claires que lorsque Philippe Delerm nous les donne à lire.
Goûter aux plaisirs ambigus du mojito, se faire surprendre par une averse et aimer ça, contempler un enfant qui apprend à lire en bougeant imperceptiblement les lèvres, prolonger un après-midi sur la plage...
« Est-ce qu’on est plus heureux ? Oui, sûrement, peut-être. On a le temps de se poser la question. Sisyphe arrête de rouler sa pierre. Et puis on a le temps de la dissiper, comme ce petit nuage qui cachait le soleil et va finir par s’effacer, on aura encore une belle soirée. »

 

Mon Avis :

La rentrée littéraire c'est l'occasion de découvrir des romans qu'on aurait jamais eu l'idée d'ouvrir autrement et je dois vous avouer que le concept me plait assez. Sans que je m'en rende compte, je me suis retrouvée avec "Les eaux troubles du mojito" entre les mains sans préméditation aucune vu que je n'ai jamais lu de livres de Philippe Delerm et que j'ai une passion plus que modérée pour les boissons alcoolisées.

 

C'est donc sans aucune idée derrière la tête que j'ai ouvert ce roman qui se présente plus sous la forme d'un recueil de nouvelles qu'un véritable roman ! Des nouvelles qui ne dépasse pas les deux -trois pages et qui s'appuient sur des éléments de la vie quotidienne et nous pousse à les observer d'une manière totalement différente. 

 

J'ai un avis mitigé sur ce livre pour une raison première : j'ai plus eu l'impression de lire un travail d'écriture mis bout à bout qu'autre chose et même si l'écriture de l'auteur est formidable et que ce qui est décrit est agréable à lire, je n'ai pas réussi à m'ôter cette idée de travail scolaire de la tête.

 

Ecrire sur des scènes de la vie quotidienne peut s'avérer d'une banalité affligeante mais l'auteur réussit le tour de passe-passe d'apporter une autre dimension à ses scènes en faisant appel à tous les sens du lecteur : une ôde à la vie qui se savoure.

 

J'ai un petit faible pour le passage de la pastèque : ce fruit étrange dont tout le monde raffole ! Symbole de l'été mais qui pourtant offre peu de goût à nos papilles. Pourquoi ce chapitre là en particulier ? Difficile à dire ! J'aime la pastèque, ça c'est sûr ! Mais j'ai trouvé l'idée d'écrire sur un fruit aussi quelconque assez séduisante surtout que c'est la bonne période pour baver dessus^^

Un roman au style très novateur qui ne peut s'apprécier pleinement quand étant lu petit à petit, sinon on sature très vite nos sens avec toutes les descriptions de l'auteur. Cela reste néanmoins une très bonne découverte !

 

Note : 3/5

 

Quelques mots sur l'auteur : Philippe Delerm 

Philippe Delerm est l'auteur de divers recueils de nouvelles dont "La Première Gorgée de bière" qui a connu un immense succès. Il est marié avec Martine Delerm, illustratrice de littérature jeunesse, avec laquelle il a un fils, Vincent Delerm, auteur-compositeur-interprète.

Après une enfance heureuse auprès de ses parents enseignants qui avaient une maison secondaire à Malause dans le Tarn et Garonne (82) , Philippe Delerm poursuit des études de lettres à la faculté de Nanterre avant de devenir enseignant à son tour. En 1975, il se marie et s'installe à Beaumont-le-Roger, dans l'Eure et enseigne les lettres au collège Marie Curie à Bernay (Eure).

Il envoie ses premiers manuscrits dès 1976, se heurtant d'abord à des refus d'éditeurs. En 1983, "La Cinquième saison" suscite l'intérêt, mais c'est son recueil de nouvelles, "La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules", qui le fait connaître du grand public en 1997. 

Il publie ensuite plusieurs ouvrages, romans - "Il Avait plu tout le dimanche" (2000), "La Sieste assassinée" (2001), "Enregistrements pirates" (2004) - nouvelles - "L' Envol" (1995) - essais - "Les Chemins nous inventent" (1999)... 

L'auteur, peintre des petits bonheurs et des petits riens de la vie, est le premier surpris de son succès considérable mais garde les pieds sur terre. Un essai éclairant lui a été consacré en 2005 : "Philippe Delerm et le minimalisme positif" (Éditions du Rocher, par Rémi Bertrand).

Il met un terme à sa carrière de professeur en 2007 afin de se consacrer pleinement à son travail d'écrivain. Depuis septembre 2006, il dirige la collection "Le goût des mots" (éditions POINTS/Seuil) consacrée à la langue française.

Amateur de sport et tout particulièrement d'athlétisme, il a collaboré au journal L’Équipe en faisant chaque jour un billet sur une discipline d'athlétisme pendant les Jeux olympiques d'Athènes en 2004. En août 2008, il a été invité par France Télévision à commenter les épreuves d'athlétisme aux jeux de Pékin.

En 2010, paraît "Quelque chose en lui de Bartleby" aux éditions Mercure de France et en 2012, "Sous le signe d'Hélène Cadou", puis "Le trottoir au soleil" et "Écrire est une enfance" en 2011. 

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