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Le blog de Kincaid

poesie

Touche de velours

6 Novembre 2011, 07:38am

Publié par Kincaid

 

 

 

Draps de flanelle
Caressent peau de satin
Baisers de velours

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Un petit haïku pour la route !

25 Octobre 2011, 06:38am

Publié par Kincaid

 

 

Mots en équilibre
Dans les airs, sur les lignes
Message froissé


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La croisée des chemins

24 Octobre 2009, 22:41pm

Publié par Kincaid

Un poème de mon poète préféré du moment dont j'ai commenté le recueil,( il ya quelques temps déjà !!!)

La Croisée des Chemins (1889)

Au bas des jardins de saules (traduction Yves Bonnefoy)

Au bas des jardins de saules je t’ai rencontrée, mon amour,
Tu passais les jardins de saules d’un pied qui est comme neige.
Tu me dis de prendre l’amour simplement, ainsi que poussent les feuilles,
Mais moi j’étais jeune et fou et n’ai pas voulu te comprendre.

Dans un champ près de la rivière nous nous sommes tenus, mon amour,
Et sur mon épaule penchée tu posas ta main qui est comme neige.
Tu me dis de prendre la vie simplement, comme l’herbe pousse sur la levée,
Mais moi j’étais jeune et fou et depuis lors je te pleure.

 

Et la version en anglais en prime car les rimes sont bien plus belle en version originale
Down By The Salley Gardens

Down by the salley gardens my love and I did meet;
She passed the salley gardens with little snow-white feet.
She bid me take love easy, as the leaves grow on the tree;
But I, being young and foolish, with her would not agree.

In a field by the river my love and I did stand,
And on my leaning shoulder she laid her snow-white hand.
She bid me take life easy, as the grass grows on the weirs;
But I was young and foolish, and now am full of tears

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La rose de Yeats

6 Septembre 2009, 18:25pm

Publié par Kincaid




William Butler Yeats est considéré comme le plus grand poète irlandais du XXe siècle.
Les poèmes qui constituent cette anthologie illustrent la prodigieuse capacité de renouvellement de son ouvre : depuis les premiers vers de jeunesse, proches du romantisme et imprégnés du folklore irlandais, jusqu'à ceux de l'âge mûr résolument tournés vers la modernité.


L'auteur :

Dès son plus jeune âge William Butler Yeats possède une imagination débordante, peuplée d'être irréels. Quand sa famille protestante s'installe à Londres, le jeune Yeats a des difficultés à s'adapter et son attachement pour les paysages de l'Irlande se fait de plus en plus fort. Il suit des cours à la Metropolitan School of Art et écrit déjà des poèmes aux tendances mystiques. Son oeuvre poétique regroupe des poèmes narratifs de légendes irlandaises (' Les errances d'Oisin'), des poèmes d'amour (' Le vent parmi les roseaux'). Mais c'est surtout de luttes nationalistes et de héros historiques dont Yeats s'inspirent pour dire son amour à sa terre natale. En 1896 il fonde et dirige avec son amie Lady Gregory le théâtre littéraire national irlandais, Abbey Theatre. Il participe aussi aux luttes politiques qui déchirent le pays à cette époque et incorpore le Sénat de l'Etat libre d'Irlande de 1922 à 1928. En 1930 il se retire de la vie politique et part vivre dans le sud-est de la France où il décède en 1939.


Mon Avis :
Un très beau recueil de poèmes qui compare parfois la vie à une tragédie, avec ses beautés et tristesses.
Je considère Yeats comme un poète symboliste et tragique car c'est un grand amoureux, mais l'amour n'est pas toujours rose, il s'accompagne de tristesse et de souffrance mais il brûle toujours et c'est cette conception qui anime ses poèmes.
Le choix des poèmes est très judicieux, couvrant toute la vie de l'auteur, l'évolution de son style d'écriture mais aussi des sujets traités montrent l'évolution intellectuelle, politique et émotionnelle de l'auteur.
De nombreux poèmes sont consacrés à sa terre natale l'Irlande, qu'il décrit dans toute sa beauté et sa magnificence mais également de grands personnages qui l'ont rendu fier : c'est compréhensible, Yeats a participé à l'épanouissement de l'Irlande notamment au niveau culturel.
Mon poème préféré reste "Il voulait les voiles brodés du ciel", poèmes qui se trouve en permanence sur les affiches de mon blog ( celui avec une image de loup !!!)

Note :

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Poème du dimanche

6 Septembre 2009, 14:10pm

Publié par Kincaid

Petit poème du dimanche :


Pour mettre un peu de couleur en ce dimanche ensoleillé, voici le poème que je vous propose



Par Arthur Rimbaud


A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu: voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes:
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d'ombre; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes;

U, cycles, vibrement divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges:
O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux!

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Les Fleurs du mal de Baudelaire

29 Juillet 2009, 17:18pm

Publié par Kincaid

Impossible pour moi de parler de poésie sans mentionner Baudelaire,


et notamment son oeuvre phare Les Fleurs du Mal  qui est l'un de mes recueils préférés de poésie.
J'ai donc décidé de faire une mini anthologie Baudelairienne de mes poêmes préférés:



L'albatros:

Souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage
    Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
    Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
    Le navire glissant sur les gouffres amers.
   
    À peine les ont-ils déposés sur les planches,
    Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
    Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
    Comme des avirons traîner à côté d'eux.
   
    Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
    Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
    L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
    L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!
   
    Le poète est semblable au prince des nuées
    Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
    Exilé sur le sol au milieu des huées,
    Ses ailes de géant l'empêchent de marcher. 
    


La fontaine de sang :

Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rhythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

À travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge la nature.

J'ai demandé souvent à des vins captieux
D'endormir pour un jour la terreur qui me mine;
Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine!

J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux;
Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles!


Don juan aux enfers :

Quand Don Juan descendit vers l'onde souterraine
    Et quand il eut donné son obole à Charon,
    Un sombre mendiant, œil fier comme Antisthène,
    D'un bras vengeur et fort saisit chaque aviron.
   
    Montrant leurs seins pendants et leurs robes ouvertes,
    Des femmes se tordaient sous le noir firmament,
    Et, comme un grand troupeau de victimes offertes,
    Derrière lui traînaient un long mugissement.
   
    Sganarelle en riant lui réclamait ses gages,
    Tandis que Don Luis avec un doigt tremblant
    Montrait à tous les morts errant sur les rivages
    Le fils audacieux qui railla son front blanc.
   
    Frissonnant sous son deuil, la chaste et maigre Elvire,
    Près de l'époux perfide et qui fut son amant,
    Semblait lui réclamer un suprême sourire
    Où brillât la douceur de son premier serment. 


Le chat :

Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;
    Retiens les griffes de ta patte,
    Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
    Mêlés de métal et d'agate.
   
    Lorsque mes doigts caressent à loisir
    Ta tête et ton dos élastique,
    Et que ma main s'enivre du plaisir
    De palper ton corps électrique,
   
    Je vois ma femme en esprit. Son regard,
    Comme le tien, aimable bête,
    Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
   
    Et, des pieds jusques à la tête,
    Un air subtil, un dangereux parfum,
    Nagent autour de son corps brun.
    
    Tout droit dans son armure, un grand homme de pierre
    Se tenait à la barre et coupait le flot noir ;
    Mais le calme héros, courbé sur sa rapière,
    Regardait le sillage et ne daignait rien voir.

Voici une sélection de mes plus beaux poèmes, ce que je connais par coeur.J'aime également beaucoup, Le vampire mais j'ai déjà publié ce poème sur mon blog.

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Anthologie de la poésie française de Georges Pompidou

29 Juillet 2009, 17:01pm

Publié par Kincaid




Parole de l'auteur :
" Qu'est-ce que la poésie ? ... Qu'est-ce que l'âme ? ... Lorsqu'un poème, ou simplement un vers, provoque chez le lecteur une sorte de choc, le tire hors de lui-même, le jetant dans le rêve ou au contraire le contraint à descendre en lui plus profondément, jusqu'à le confronter avec l'être et le destin, à ces signes se reconnaît la réussite poétique."
Telle est bien sûr, l'ambition secrète et démesurée de tout auteur d'anthologie. S'il la commence pour lui-même, c'est pour d'autres qu'il la termine et la publie. Choisir tout ce qui lui paraît digne et capable de provoquer chez le lecteur le choc de la beauté, voilà l'objet de son effort. C'est dire qu'il se trahit lui-même puisqu'il livre le secret de ce qui le touche. Mon ambition est bien de donner ici l'essentiel de notre poésie, c'est-à-dire les plus beaux vers de la langue française, ceux que je trouve tels, sans doute, mais avec l'espoir qu'ils le sont vraiment. " Georges Pompidou

Mon avis :
Une belle anthologie mais un peu trop classique . On retrouve tout les grands noms qui ont marqué le genre poétique du XIV ème au XXème siècles. Je m'étais attendu à des choix un peu plus personnels et originales venant d'un homme aussi illustre. Un large éventail d'auteur à découvrir ou à redécouvrir dans cette anthologie économique puisqu'elle est sortie en livre de poche.

Note :

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