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Le blog de Kincaid

Articles avec #roman contemporain

Neige, Maxence Fermine

27 Janvier 2017, 08:18am

Publié par Kincaid

Couverture Neige

 

Résumé :

Ce petit livre est le poème de la neige et l'histoire de son poète Yuko, une sorte de funambule des mots.

C'est aussi une très belle histoire d'amour, au délicieux parfum zen, étrange et originale.

Un très beau poème d'amour donc.

 

Mon avis :

Maxence Fermine est un auteur que je ne connaissais absolument pas et je suis tombée amoureuse de la finesse et de la délicatesse de son écriture !

 

Neige limpide

Passerelle du silence

Et de la beauté

 

"Neige" est un délicieux voyage au Japon qui nous amène sur les traces de Yuko, un jeune homme qui rêve de devenir poète et qui vous une véritable passion pour la neige. Chaque hiver, il écrit des haïkus, petits poèmes japonais de 17 syllabes. Un roman qui m'a énormément fait penser à "Soie" d'Alessandro Baricco : non seulement les deux ont pour paysage le Japon mais aussi il sont su tout les deux m'atteindre en très peu de pages.

 

L'écriture de l'auteur y est pour beaucoup, de la poésie à chaque ligne, une sensibilité à fleur de peau qui laisse le lecteur dans une douce rêverie et les pages défilent comme s'étiolent des pétales de rose.

 

A lire rien que pour découvrir la magnifique écriture de Maxence Fermine, qui nous permet de nous évader, le temps d'une lecture, au Japon !

 

Note :6b45701f

 

http://imageshack.us/a/img341/1186/dramebadge.png

 

Quelques mots sur l'auteur : Maxence Fermine

Maxence Fermine

Maxence Fermine passe une partie de son enfance à Grenoble. Puis il s'installe à Paris où il vivra treize ans. Il s'inscrit en faculté de lettres où il parvient à demeurer presque un an. Il part en Afrique avec des livres plein les valises, s'éprend du désert, travaille dans un bureau d'études en Tunisie. Il se marie et depuis il vit en Savoie avec sa femme et sa petite fille, Léa. En 1999, il se lance en publiant ‘Neige’ , traduit en 17 langues, qui est une agréable surprise. Fort de ce premier succès, l’auteur se consacre pleinement à l’écriture.  Toujours en 1999, il dévoile son deuxième roman, ‘Le Violon noir’. 

 

En 2000, il écrit ‘L’Apiculteur’ qui reçoit le Prix del Duca et le Prix Murat en 2001. La même année, il co-écrit ‘Sagesses et malices de Confucius le roi sans royaume’ avec Olivier Besson. Véritable bourreau de travail, il enchaîne avec ‘Opium’ en 2002, ‘Billard blues’, ‘Jazz blanc’ et ‘Poker’ en 2003. 

 

En 2004, il décroche le Prix Europe 1 grâce au roman ‘Amazone’. S’en suit les romans ‘Tango Massaï’ en 2005 et ‘Le labyrinthe du temps’ en 2006. 

 

En 2007, Maxence Fermine publie ‘Le Tombeau d’étoiles’.

 

2008 : Les carnets de guerre de Victorien Mars

2010 : Le Papillon De Siam

2011 : Rhum Caraïbes

2012 : Noces de Sel

2012 : La petite marchande de rêves

2013: La poupée de porcelaine

 

Tous chez Albin Michel.

 

Il collabore depuis 2010, en tant que reporter, à Alpes Magazine. 

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La Maladroite, Alexandre Seurat

19 Novembre 2015, 07:45am

Publié par Kincaid

Titre : La Maladroite

Auteur : Alexandre seurat

Editions du Rouergue

Genre : Roman contemporain

Nb de pages : 112p

Tout commence par un avis de recherche, diffusé à la suite de la disparition d'une enfant de 8 ans. La photo est un choc pour une institutrice qui a bien connu cette gamine. Pour elle, pas de doute : cette Diana n'a pas été enlevée, elle est déjà morte, et ses parents sont coupables. Remontant le temps, le roman égrène les témoignages de ceux l'ayant côtoyée, enseignants, grand-mère et tante, médecins, assistants sociaux, gendarmes...
Témoins impuissants de la descente aux enfers d'une enfant martyrisée par ses parents qui, malgré les incitations à parler de plusieurs adultes, refusera de les dénoncer. Ce roman est inspiré par un fait divers récent largement médiatisé car, en dépit de plusieurs signalements, l'enfant n'avait jamais bénéficié de protection. Loin de tout sensationnalisme, l'auteur rend sa dimension tragique à ce drame de la maltraitance.

Mon avis :

Je poursuis mon exploration de cette rentrée littéraire 2015 avec cet ovni, premier roman d'Alexandre Seurat . Quelle surprise !

 

Le roman se dévore d'un seul tenant malrgré le sujet abordé ici : la maltraitance. J'avais peur d'avoir beaucoup de mal à lire un livre sur ce thème mais l'auteur a décidé d'utiliser un style d'écriture très sobre et dépouillé en narrant l'histoire de Diana au travers des yeux des différents protagonistes. Aussi étonnant que cela puisse paraître, la sobriété qui transparaît entre les lignes sert à merveilles le récit et rend les choses dites avec une sensibilité accrue. On sait dès le départ comment l'histoire va se finir et on attend, la boule au ventre, d'arriver à cet inexorable dénouement.

 

Ce que j'ai le plus aimé, c'est que l'auteur choisit délibérément de ne pas prendre parti : il se contente de se saisir d'un fait divers et de nous le narrer avec toute l'horreur que l'on peut imaginer dans les non-dits des protagonistes. 

 

Une histoire poignante, touchante sur un sujet qui est encore trop souvent laissé de côté. C'est un véritable coup de coeur de cette rentrée littéraire car il a su me marquer !

 

Note : 

Quelques mots sur l'auteur : Alexandre Seurat

Ancien élève de l’ENS de la rue d’Ulm, agrégé de lettres modernes, Alexandre Seurat enseigne actuellement à l'IUT d'Angers-Cholet.

Il a soutenu en décembre 2010 une thèse intitulée: "Le roman du délire. Hallucinations et délires dans le roman européen (années 1920-1940)" (dir. Jean-Pierre Morel, Paris III-Sorbonne nouvelle).

"La maladroite" est son premier roman, inspiré par un fait divers, il retrace la vie d’une enfant martyrisée. 

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Les eaux troubles du mojito, Philippe Delerm

23 Août 2015, 17:59pm

Publié par Kincaid

Titre : Les eaux troubles du mojito et autres belles raisons d'habiter sur terre

Auteur : Philippe Delerm

Edition : Seuil

Nb de pages : 110 pages

Genre : Roman contemporain/ Rentrée littéraire 2015

Elles sont nombreuses, les belles raisons d’habiter sur terre. On les connaît, on sait qu’elles existent. Mais elles n’apparaissent jamais aussi fortes et claires que lorsque Philippe Delerm nous les donne à lire.
Goûter aux plaisirs ambigus du mojito, se faire surprendre par une averse et aimer ça, contempler un enfant qui apprend à lire en bougeant imperceptiblement les lèvres, prolonger un après-midi sur la plage...
« Est-ce qu’on est plus heureux ? Oui, sûrement, peut-être. On a le temps de se poser la question. Sisyphe arrête de rouler sa pierre. Et puis on a le temps de la dissiper, comme ce petit nuage qui cachait le soleil et va finir par s’effacer, on aura encore une belle soirée. »

 

Mon Avis :

La rentrée littéraire c'est l'occasion de découvrir des romans qu'on aurait jamais eu l'idée d'ouvrir autrement et je dois vous avouer que le concept me plait assez. Sans que je m'en rende compte, je me suis retrouvée avec "Les eaux troubles du mojito" entre les mains sans préméditation aucune vu que je n'ai jamais lu de livres de Philippe Delerm et que j'ai une passion plus que modérée pour les boissons alcoolisées.

 

C'est donc sans aucune idée derrière la tête que j'ai ouvert ce roman qui se présente plus sous la forme d'un recueil de nouvelles qu'un véritable roman ! Des nouvelles qui ne dépasse pas les deux -trois pages et qui s'appuient sur des éléments de la vie quotidienne et nous pousse à les observer d'une manière totalement différente. 

 

J'ai un avis mitigé sur ce livre pour une raison première : j'ai plus eu l'impression de lire un travail d'écriture mis bout à bout qu'autre chose et même si l'écriture de l'auteur est formidable et que ce qui est décrit est agréable à lire, je n'ai pas réussi à m'ôter cette idée de travail scolaire de la tête.

 

Ecrire sur des scènes de la vie quotidienne peut s'avérer d'une banalité affligeante mais l'auteur réussit le tour de passe-passe d'apporter une autre dimension à ses scènes en faisant appel à tous les sens du lecteur : une ôde à la vie qui se savoure.

 

J'ai un petit faible pour le passage de la pastèque : ce fruit étrange dont tout le monde raffole ! Symbole de l'été mais qui pourtant offre peu de goût à nos papilles. Pourquoi ce chapitre là en particulier ? Difficile à dire ! J'aime la pastèque, ça c'est sûr ! Mais j'ai trouvé l'idée d'écrire sur un fruit aussi quelconque assez séduisante surtout que c'est la bonne période pour baver dessus^^

Un roman au style très novateur qui ne peut s'apprécier pleinement quand étant lu petit à petit, sinon on sature très vite nos sens avec toutes les descriptions de l'auteur. Cela reste néanmoins une très bonne découverte !

 

Note : 3/5

 

Quelques mots sur l'auteur : Philippe Delerm 

Philippe Delerm est l'auteur de divers recueils de nouvelles dont "La Première Gorgée de bière" qui a connu un immense succès. Il est marié avec Martine Delerm, illustratrice de littérature jeunesse, avec laquelle il a un fils, Vincent Delerm, auteur-compositeur-interprète.

Après une enfance heureuse auprès de ses parents enseignants qui avaient une maison secondaire à Malause dans le Tarn et Garonne (82) , Philippe Delerm poursuit des études de lettres à la faculté de Nanterre avant de devenir enseignant à son tour. En 1975, il se marie et s'installe à Beaumont-le-Roger, dans l'Eure et enseigne les lettres au collège Marie Curie à Bernay (Eure).

Il envoie ses premiers manuscrits dès 1976, se heurtant d'abord à des refus d'éditeurs. En 1983, "La Cinquième saison" suscite l'intérêt, mais c'est son recueil de nouvelles, "La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules", qui le fait connaître du grand public en 1997. 

Il publie ensuite plusieurs ouvrages, romans - "Il Avait plu tout le dimanche" (2000), "La Sieste assassinée" (2001), "Enregistrements pirates" (2004) - nouvelles - "L' Envol" (1995) - essais - "Les Chemins nous inventent" (1999)... 

L'auteur, peintre des petits bonheurs et des petits riens de la vie, est le premier surpris de son succès considérable mais garde les pieds sur terre. Un essai éclairant lui a été consacré en 2005 : "Philippe Delerm et le minimalisme positif" (Éditions du Rocher, par Rémi Bertrand).

Il met un terme à sa carrière de professeur en 2007 afin de se consacrer pleinement à son travail d'écrivain. Depuis septembre 2006, il dirige la collection "Le goût des mots" (éditions POINTS/Seuil) consacrée à la langue française.

Amateur de sport et tout particulièrement d'athlétisme, il a collaboré au journal L’Équipe en faisant chaque jour un billet sur une discipline d'athlétisme pendant les Jeux olympiques d'Athènes en 2004. En août 2008, il a été invité par France Télévision à commenter les épreuves d'athlétisme aux jeux de Pékin.

En 2010, paraît "Quelque chose en lui de Bartleby" aux éditions Mercure de France et en 2012, "Sous le signe d'Hélène Cadou", puis "Le trottoir au soleil" et "Écrire est une enfance" en 2011. 

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Cosmétique de l'ennemi, Amélie Nothomb

7 Mai 2015, 08:27am

Publié par Kincaid

Titre : Cosmétique de l'ennemi

Auteur : Amélie Nothomb

Edition : Albin Michel

Genre : Roman contemporain

Nb de pages : 140p

Sans le vouloir, j'avais commis le crime parfait : personne ne m'avait vu venir, à part la victime.
La preuve, c'est que je suis toujours en liberté. C'est dans le hall d'un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d'avance. Il lui a suffi de parler. Et d'attendre que le piège se referme. C'est dans le hall d'un aéroport que tout s'est terminé. De toute façon, le hasard n'existe pas.

Mon avis :

 

Impossible de passer à côté de ce petit bijou dès lors que je me suis décidée à lire la bibliographie complète d'Amélie Nothomb. Je l'ai lu pour la première fois il y a un peu plus de deux ans, j'en gardais un très bon souvenir quoiqu'un peu flou. Je me souvenais vaguement du début mais le reste de l'histoire m'échappait : c'est donc avec un immense plaisir que j'ai redécouvert cette histoire.

 

Imaginez : attendre patiemment l'arrivée de votre avion et une personne s'installe à côté de voue et commence à palabrer sans interruption pour le simple plaisir de vous nuire sans que vous ayez la possibilité de vous échapper. C'est ainsi que commence "Cosmétique de l'ennemi"

 

Une histoire Nothombienne comme je les aime où plusieurs thèmes sont abordés comme la liberté d'autrui, les nuisances, la dualité des personnes.... Je l'ai dévoré en quelques heures ! J'ai particulièrement apprécié le dénouement de l'histoire qui explique les quelques petites incohérences que j'avais relevé au début (et qui en fait était totalement voulu !)

S'il y a un Amélie Nothomb à lire, c'est bien celui-ci !!! Je ne peux que vous le conseiller.

 

Note : 

Quelques mots sur l'auteur : Amélie Nothomb

Née en 1967 à Kobe, au Japon, Amélie Nothomb est fille de l'ambassadeur de Belgique à Rome, petite-nièce de l'homme politique Charles-Ferdinand Nothomb. 

Amélie Nothomb passe ses cinq premières années au Japon, dont elle restera profondément marquée, allant jusqu'à parler couramment japonais et à devenir interprète. Mais son expérience ne s'arrête pas là puisqu'elle vivra successivement en Chine, à New York, au Bengladesh, en Birmanie et au Laos, avant de débarquer à dix-sept ans sur le sol de Belgique, berceau de sa famille où elle entame une licence en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. 

Elle écrit depuis ses dix-sept ans. Elle avoue avoir déjà écrit trente-sept romans. L'écrivain garde rangés dans un carton vingt manuscrits qu'elle se refuse à publier les estimant trop personnels. 

C'est en 1992, alors âgée de vingt-cinq ans, qu'elle fait son entrée fracassante dans le monde des lettres avec son roman "Hygiène de l'assassin." Elle enchaîne depuis les succès avec plus d'une vingtaine de publications.

Amélie Nothomb est également l'auteur de: "L'hygiène de l'assassin" (1992), "Le sabotage amoureux" (1993), "Les combustibles" (1994), "Mercure", "Péplum", "Les Catalinaires" (1995), "Métaphysique des tubes" (2000), "Cosmétique de l'ennemi" (2001), "Robert des noms propres" (2002).

Amélie Nothomb a été définitivement consacrée en 1999 alors que "Stupeur et Tremblements" a été couronné du Grand Prix de l'Académie Française et s'est vendu à 385 000 exemplaires. Ses romans sont depuis traduits en 23 langues.

Elle a également obtenu par deux fois le prix du jury Jean Giono, le prix Alain Fournier et, très connue en Italie, il premio Chianciano.

Elle est encore actuellement domiciliée à Bruxelles mais voyage beaucoup de ville en ville afin de rencontrer ses lecteurs. 

Auteur extrêmement prolifique, Amélie Nothomb publie traditionnellement un livre par an depuis 18 ans, que la critique et le public attendent chaque année au mois de septembre. 

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Stupeur et tremblements, Amélie Nothomb

5 Mai 2015, 08:16am

Publié par Kincaid

Titre : Stupeurs et tremblements

Auteur : Amélie Nothomb

Edition : Livre de poche 

Genre : Roman contemporain

Nb de pages : 157p

Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie, sociale au pays du Soleil levant. D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu'au rang de surveillante des toilettes, celui de l'humiliation dernière.

Mon avis  :

Attention coup de coeur !

 

Après "Ni d'Eve nid'Adam" qui nous racontait l'histoire d'amour entre Amélie et Rinri, on découvre l'expérience d'Amélie lorsqu'elle fut employée dans une grande société japonaise. Quelle rigolade ! Dès les premieres pages, quand elle nous décrit l'ordre hiérarchique de la société et son statut , on sait qu'on va avoir droit à quelque chose de grand mais là, le livre a dépassé toutes mes attentes.

 

Avec beaucoup de finesse et un brin de sarcasme, Amélie Nothombnous décrit les us et coutumes des japonais, espérant ainsi expliqué l'ambiance existant sur son lieu de travail. Très dur à imaginer, heureusement le récit est à la première personne du singulier et on a l'impression de vivre cette expérience au travers d'Amélie. D'espoir en désillusion, elle gravit tout les échelons jusqu'à atteindre le poste situé au plus bas de l'échelle à cause de la méchanceté et de la fausseté de ses supérieurs. Une ambiance qu'on sent très difficile à vivre pour l'auteur qui essayait de s'échapper de cette prison de verre par tout les moyens même si je trouve que sa technique de défenestration mentale est quand même un peu abusé.

 

En bref, un des meilleurs Nothomb que j'ai lu jusqu'à présent : il ne m'a fallu que quelques heures pour le finir tant le roman est addictif et l'humour corrosif.

 

Note : 

 

 

Quelques mots sur l'auteur : Amélie Nothomb

Née en 1967 à Kobe, au Japon, Amélie Nothomb est fille de l'ambassadeur de Belgique à Rome, petite-nièce de l'homme politique Charles-Ferdinand Nothomb. 

Amélie Nothomb passe ses cinq premières années au Japon, dont elle restera profondément marquée, allant jusqu'à parler couramment japonais et à devenir interprète. Mais son expérience ne s'arrête pas là puisqu'elle vivra successivement en Chine, à New York, au Bengladesh, en Birmanie et au Laos, avant de débarquer à dix-sept ans sur le sol de Belgique, berceau de sa famille où elle entame une licence en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. 

Elle écrit depuis ses dix-sept ans. Elle avoue avoir déjà écrit trente-sept romans. L'écrivain garde rangés dans un carton vingt manuscrits qu'elle se refuse à publier les estimant trop personnels. 

C'est en 1992, alors âgée de vingt-cinq ans, qu'elle fait son entrée fracassante dans le monde des lettres avec son roman "Hygiène de l'assassin." Elle enchaîne depuis les succès avec plus d'une vingtaine de publications.

Amélie Nothomb est également l'auteur de: "L'hygiène de l'assassin" (1992), "Le sabotage amoureux" (1993), "Les combustibles" (1994), "Mercure", "Péplum", "Les Catalinaires" (1995), "Métaphysique des tubes" (2000), "Cosmétique de l'ennemi" (2001), "Robert des noms propres" (2002).

Amélie Nothomb a été définitivement consacrée en 1999 alors que "Stupeur et Tremblements" a été couronné du Grand Prix de l'Académie Française et s'est vendu à 385 000 exemplaires. Ses romans sont depuis traduits en 23 langues.

Elle a également obtenu par deux fois le prix du jury Jean Giono, le prix Alain Fournier et, très connue en Italie, il premio Chianciano.

Elle est encore actuellement domiciliée à Bruxelles mais voyage beaucoup de ville en ville afin de rencontrer ses lecteurs. 

Auteur extrêmement prolifique, Amélie Nothomb publie traditionnellement un livre par an depuis 18 ans, que la critique et le public attendent chaque année au mois de septembre. 

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L'instant présent, Guillaume Musso

28 Avril 2015, 14:17pm

Publié par Kincaid

Titre : L'instant présent

Auteur : Guillaume Musso

Editions : XO

Genre : romains contemporains

Nb de pages : 374 pages

Lisa et Arthur n'ont rendez-vous qu'une fois par an.
Il passe sa vie à la chercher...
...??elle passe la sienne à l'attendre.

Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d'art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d'Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate. Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville-labyrinthe qui n'offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n'est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l'aimer :

" Ce qui m'arrive est inimaginable, et pourtant bien réel... "

Dans un New York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lier leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.

Mon avis :

 

Comme tous les ans, je suis de près les sorties littéraires de nos deux story-teller français : Guillaume Musso et Marc Levy. J'ai lu "Elle et lui" de ce dernier, il me manquait donc le dernier Musso. J'ai profité d'une lecture commune sur LIvraddict pour le découvrir.

 

Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai du mal à accrocher avec ses auteurs qui connaissent pourtant un succès florissant. Si l'histoire est plaisante et le style d'écriture très addictif, j'ai beaucoup de mal à apprécier les personnages souvent noyé dans des pages de dialogues qui n'apportent pas grand chose au récit et "L'instant présent" ne fait pas exception.

 

Dès le départ, l'auteur nous plonge dans un récit rocambolesque au sujet d'un phare des "24 vents" qui fait voyager dans le temps quiconque traverse la porte de la cave. J'aime beaucoup les voyages dans le temps mais là, j'ai souvent eu l'impression d'être baladé de cadre en cadre sans vraiment savoir où ça allait mener. La fin est plusq ue surprenante par rapport au reste du récit mais avec Musso, on devait s'y attendre !

 

Autres points que je n'ai pas apprécié mais ça c'est un fait récurrent dans les livres de Musso, c'est la pauvreté du personnage principal féminin, ce qui explique sans doute que j'ai du mal à m'attacher au personnage. Ici, on rencontre Lisa, jeune étudiante en art dramatique qui essaie de percer dans le monde du spectacle et travaille en attendant comme serveuse dans un bar (un peu cliché tout ça, non?) : j'ai été la seule à avoir l'impression d'avoir à faire à une bimbo écervelée !?!

 

Malgré un avis en demi-teinte, j'ai tout de même apprécié cette lecture ! Le seul problème c'est que j'ai l'impression d'avoir toujours affaire à la même trame d'histoire donc au final, c'est plaisant à lire mais on est loin d'un coup de coeur !

 

Note : 3/5

Lecture commune du 28 Avril 2015 avec Erinael, ParlonsLecture, Lectures du dimanche, Alixme, Palin, Fleurdecerisier, LesMotsdeGwen, Stefsav

 

Quelques mots sur l'auteur : Guillaume Musso

Guillaume Musso commence à écrire alors qu’il est étudiant. À l’âge de 19 ans, fasciné par les États-Unis, il séjourne quelques mois à New York où il travaille comme vendeur de crèmes glacées2.
En rentrant des États-Unis, il passe une licence de sciences économiques à l'Université de Nice, poursuit ses études à Montpellier et passe le CAPES de sciences économiques et sociales. De 1999 à 2003, il est professeur de sciences économiques et sociales au lycée Erckmann-Chatrian de Phalsbourg et formateur à l’IUFM de Lorraine. En septembre 2003, il intègre le Centre international de Valbonne où il enseignera au lycée les sciences économiques et Sociales pendant cinq ans.
En mai 2001 paraît son premier roman, Skidamarink, un thriller en forme de jeu de piste débutant par le vol de La Joconde au musée du Louvre.
Après un grave accident de voiture3, Guillaume Musso imagine en 2004 l’histoire d’un enfant revenu de la mort : Et après... ; le roman se vend à plus de deux millions d’exemplaires et est traduit dans une vingtaine de langues. Le film Et après tiré du roman sort sur les écrans le 14 janvier 20094, sous la direction de Gilles Bourdos, avec John Malkovich, Romain Duris et Evangeline Lilly. Puis viennent Sauve-moi (2005), Seras-tu là (2006), Parce que je t’aime (2007) et Je reviens te chercher (2008), Que serais-je sans toi ? (2009), La Fille de papier (2010)5, L'Appel de l'ange (2011), 7 ans après... (2012), Demain (2013) et Central Park (2014) . Avec 1 710 500 exemplaires vendus en 20126, Guillaume Musso est pour la troisième année consécutive le romancier français le plus vendu. Ses livres sont traduits dans 36 langues et les ventes totales de ses romans dépassent les 18 millions d’exemplaires.

En octobre 2009, succédant à Philippe Claudel, Daniel Picouly, François Morel, Daniel Pennac et Éric-Emmanuel Schmitt, il est l’auteur de la « dictée d’ELA », donnant le coup d’envoi de la campagne annuelle « Mets tes baskets et bats la maladie » pour lutter contre les leucodystrophies7.
En 2012, il est nommé chevalier de l'ordre des arts et lettres.
Il est le frère de Valentin Musso, auteur de romans policiers.

 

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Le royaume, Emmanuel Carrère

25 Avril 2015, 16:40pm

Publié par Kincaid

Titre :Le Royaume

Auteur : Emmanuel Carrère

Edition : POL

Genre : Romans contemporains

Nb de pages : 640p

Le Royaume raconte l’histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ. Il raconte comment deux hommes, essentiellement, Paul et Luc, ont transformé une petite secte juive refermée autour de son prédicateur crucifié sous l’empereur Tibère et qu’elle affirmait être le messie, en une religion qui en trois siècles a miné l’Empire romain puis conquis le monde et concerne aujourd’hui encore le quart de l’humanité.
Cette histoire, portée par Emmanuel Carrère, devient une fresque où se recrée le monde méditerranéen d’alors, agité de soubresauts...

Mon avis :

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un livre d'Emmanuel Carrère et "Le Royaume" a connu un tel engouement du public que je ne pouvais pas passer à côté. J'avais hâte de me faire ma propre opinion sur ce roman.

Je ne vous cacherais pas que le début fut un peu laborieux, l'auteur parle beaucoup de lui sans qu'on sache vraiment où il voulait nous emmener et j'avoue que cette impression m'a tenu tout au long du roman. D'ailleurs, peut-on vraiment parler de romans ? On passe de l'autobiographie à la fiction toutes les deux pages et j'ai bien souvent eu l'impression d'avoir affaire à un roman mal travaillé, presque un brouillon, et que l'auteur nous livrait tout ce qu'il lui passait par la tête sans vraiment réfléchir à un plan d'organisation pour nous présenter cela de façon cohérente.

Pourtant, le style d'écriture réussit le pari improbable de capturer l'attention du lecteur. Même si, j'ai eu un peu de mal avec cette lecture,  retrouver l'écriture de cet auteur m'a ravi et malgré de (très) nombreuses longueurs, j'ai quand même réussi à finir le livre.

Comme vous le savez sans doute, "Le Royaume" parle des débuts du christiannisme autour de deux hommes : Paul, le juif grec,et Luc, le médecin macédonien, auteurs des évangiles originels qui sont à l'origine d'une des plus grandes religions qu'est connu ce monde. Dès qu'on a commencé à rentrer dans "l'histoire", j'ai pris un immense plaisir à découvrir tout le travail de documentation qu'a fourni Emmanuel Carrère au travers d'anecdotes croustillantes et de faits historiques que je ne connaissais absolument pas. Cependant, cette période n'est pas forcément riche en information d'un point de vue historique et plus d'une fois, j'ai senti à quel point l'auteur comblait les vides par de la fiction de sa propre invention, ce qui m'a un peu déçu. Surtout qu'il n'est pas rare de trouver de très long paragraphe retraçant sa façon de penser ou ses critiques vis à vis de tels ou tels éléments.

 Au final, les points négatifs s'accumulent et même si j'ai aimé découvrir le roman, j'en garde un souvenir mitigé, principalement dû au fait que je m'attendais plus à un roman historique qu'à un melting pot désorganisé tel que nous le livre Emmanuel Carrère.

 

Note : 3/5

 

Lecture commune du 25 Avril 2015 avec...

 

Quelques mots sur l'auteur : Emmanuel Carrère

Emmanuel Carrère est un écrivain, scénariste et réalisateur français.

Ancien élève de Janson-de-Sailly et de Sciences Po, descendant d'une lignée de princes russes où l'on a même compté un éphémère roi d'Albanie, il est le fils de Louis Édouard Carrère et de la soviétologue et académicienne Hélène Carrère d'Encausse, et le frère de Nathalie Carrère et de Marina Carrère d'Encausse.

Emmanuel Carrère est l'auteur de plusieurs scénarios, d'une biographie de Philip K. Dick et de nombreux romans dont "La moustache", "La classe de neige", et "L'Adversaire", les deux derniers ayant été adaptés pour le cinéma respectivement par Claude Miller et Nicole Garcia et sélectionnés en compétition officielle au Festival de Cannes. Son roman, "Limonov", paru en 2011, a reçu le prix Renaudot.

"Retour à Koltelnitch" (2004) est son premier film en tant que réalisateur. Son dernier film, "La moustache", avec Vincent Lindon et Emmanuelle Devos, est sorti en 2005.

"Le Royaume" raconte l’histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ et obtient le prix littéraire du Monde en 2014. 

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A un fil, Rainbow Rowell

21 Avril 2015, 08:08am

Publié par Kincaid

Titre : A un fil

Auteur : Rainbow Rowell

Genre : Romance contemporaine

Edition : Romance contemporaine

Nb de pages : 413p

 

Georgie McCool sait que son mariage bât de l'aile, et que c'est le cas depuis un long moment. Elle aime toujours son mari, Neal, et Neal l'aime encore, énormément - mais ça paraîtrait presque hors sujet désormais.

Peut-être que ça a toujours été hors sujet.

Deux jours avant de partir passer Noël dans la famille de Neal à Omaha, Georgie lui annonce qu'elle ne partira pas. Elle écrit pour la télévision, et elle doit travailler sur sa série ; elle doit rester à Los Angeles. Elle sait que ça agacera Neal - Neal est toujours agacé par ce que fait Georgie - mais elle ne s'attendait pas à ce qu'il prenne leurs filles sous le bras et parte sans elle.

Quand son mari et leurs filles partent pour l'aéroport, Georgie se demande si elle a finalement dépassé les bornes. Si elle a tout gâché.

Cette nuit, Georgie découvre un moyen de communiquer avec le Neal du passé. Ce n'est pas vraiment comme du voyage dans le temps, mais elle a l'impression d'avoir l'opportunité de sauver leur mariage avant qu'il n'ait commencé.

Est-ce que c'est ce qu'elle est supposée faire ?

Ou est-ce que Georgie et Neal seraient plus heureux si leur mariage n'était jamais arrivé ?

Mon avis :

Après l'excellent "Fangirl" avec lequel j'avais rencontré cette auteur fabuleuse qu'est Rainbow Rowell, j'avais hâte de voir ce qu'elle nous réservait avec ce nouveau roman. Si Fangirl était une véritable ode à l'imagination et à l'espoir, "A un fil" est plus nuancé et sombre que son prédécesseur, pourtant dès les premières pages, j'ai été enchantée de retrouver l'écriture fabuleuse de Rainbow Rowell qui a un talent inné pour décrire des personnages atypiques et nous les faire apprécier d'emblée.

 

Un roman plus sombre car plus adulte que les précédents. On se retrouve face au couple que forme Georgie et Neal : ils approchent de la quarantaine, ont deux petites filles et le travail d'Georgie prend une place dans sa vie que Neal a de plus en plus de mal à supporter. Le jour où Georgie se retrouve seule à la maison, elle commence à s'interroger sur son couple et a peur que les non dits de Neal ne mène leur couple à la rupture. Une grande remise en question de la part d'Alice apparait mais n'est-il pas déjà trop tard ?

 

Je me suis totalement identifiée à Georgie, véritable bourreau de travail qui a tendance à tout sacrifier pour sa vie professionnelle mais pas seulement à cause de cet aspect là. C'est un personnage qui semble pudique mais qui pourtant sait ce qu'elle veut de la vie. La fin est telle que je l'avais imaginé (et espéré !), je n'ai donc pas été surprise mais je n'ai pas été déçue pour autant car l'auteur a le don pour me transporter dans des histoires délicieuses et même si celle-ci était plus triste que les autres (on est face à un couple au bord de la rupture !), ça n'enlève pas son charme à l'histoire et je me suis régalée.

 

Note : 4/5

 

Quelques mots sur l'auteur : Rainbow Rowell

Rainbow Rowell travaille en tant que rédactrice au journal Omaha World-Herald, basé à Omaha dans le Nebraska, où elle vit avec son mari et ses deux enfants. 

Elle est diplômée en journalisme à l’Université de Nebraska-Lincoln en 1995.

Attachement (Attachments, 2012) est son premier roman.

son blog:
http://rainbowrowell.com/blog/ 

 

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Ni d'Eve ni d'Adam, Amélie Nothomb

14 Avril 2015, 08:04am

Publié par Kincaid

Titre : Ni d'Eve ni d'Adam

Auteur : Amélie Nothomb

Genre : Roman contemporain

Edition : Livre de poche 

Nb de pages : 182p

Stupeur et tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employés.
Ni d'Eve ni d'Adam révélera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un Tokyoïte très singulier.

Mon avis :

Je lis les livres d'Amélie Nothomb dans un désordre complet alors pourquoi ce livre me direz-vous ? Tout simplement parce que l'auteur nous parle  de ce roman dans une autre de ses oeuvres "La nostalgie de l'ange". Et puis, j'avais hâte de découvrir Amélie amoureuse.

 

Un roman simple et sublime qui nous parle de l'amour comme il devrait toujours être : tendre et vrai, sans faux semblant, ni quiproquo ou passion dévorante qui anéantit les protagonistes. Juste l'amour partagé entre deux êtres ! Dès les premières pages, j'ai été conquise par l'histoire que l'auteur nous racontait : son désir de renouer avec le Japon de son enfance est si poignant que l'on sent l'émotion à chaque phrase. Un japon qui se révèle très différent sous le regard de l'adulte qu'il était sous celui de l'enfant. Pourtant ce qu'on retient surtout, c'est qu'Amélie Nothomb ne désirait rien de moins qu'être japonaise pour de vrai comme elle est dans son coeur. La première étape est donc, de devenir une vraie tokyoïte et pour ce faire, il faut commencer par parler la langue de son pays d'adoption. C'est ainsi qu'elle rencontre Rinri dont elle va devenir le professeur de français et qui va l'aider avec son japonais.

 

Le rapprochement des deux personnages se fait tout en douceur : certains épisodes comme celui de la fondue et très surprenant mais c'est ce qui fait toutes la beauté de leur histoire. J'ai bien aimé les références de la littérature japonaise que l'auteur introduit même si je vous avoue que je ne m'y connais guère^^. Une autre beauté de ce roman, les paysages japonais qui y sont décrits ! C'est définitivement le roman le plus dépaysant de Nothomb que j'ai pu lire. La description du mont Fuji est à couper le souffle, on sent bien que c'est une expérience qui l'a profondément marqué.

 

Un excellent roman^^

 

Note : 5/5

Quelques mots sur l'auteur : Amélie Nothomb

Née en 1967 à Kobe, au Japon, Amélie Nothomb est fille de l'ambassadeur de Belgique à Rome, petite-nièce de l'homme politique Charles-Ferdinand Nothomb. 

Amélie Nothomb passe ses cinq premières années au Japon, dont elle restera profondément marquée, allant jusqu'à parler couramment japonais et à devenir interprète. Mais son expérience ne s'arrête pas là puisqu'elle vivra successivement en Chine, à New York, au Bengladesh, en Birmanie et au Laos, avant de débarquer à dix-sept ans sur le sol de Belgique, berceau de sa famille où elle entame une licence en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. 

Elle écrit depuis ses dix-sept ans. Elle avoue avoir déjà écrit trente-sept romans. L'écrivain garde rangés dans un carton vingt manuscrits qu'elle se refuse à publier les estimant trop personnels. 

C'est en 1992, alors âgée de vingt-cinq ans, qu'elle fait son entrée fracassante dans le monde des lettres avec son roman "Hygiène de l'assassin." Elle enchaîne depuis les succès avec plus d'une vingtaine de publications.

Amélie Nothomb est également l'auteur de: "L'hygiène de l'assassin" (1992), "Le sabotage amoureux" (1993), "Les combustibles" (1994), "Mercure", "Péplum", "Les Catalinaires" (1995), "Métaphysique des tubes" (2000), "Cosmétique de l'ennemi" (2001), "Robert des noms propres" (2002).

Amélie Nothomb a été définitivement consacrée en 1999 alors que "Stupeur et Tremblements" a été couronné du Grand Prix de l'Académie Française et s'est vendu à 385 000 exemplaires. Ses romans sont depuis traduits en 23 langues.

Elle a également obtenu par deux fois le prix du jury Jean Giono, le prix Alain Fournier et, très connue en Italie, il premio Chianciano.

Elle est encore actuellement domiciliée à Bruxelles mais voyage beaucoup de ville en ville afin de rencontrer ses lecteurs. 

Auteur extrêmement prolifique, Amélie Nothomb publie traditionnellement un livre par an depuis 18 ans, que la critique et le public attendent chaque année au mois de septembre. 

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Hygiène de l'assassin, Amélie Nothomb

7 Avril 2015, 08:30am

Publié par Kincaid

Titre : Hygiène de l'assassin

Auteur : Amélie Nothomb

Genre : Roman contemporain

Editeur : Livre de poche 

Nb de pages : 221p

Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre.
Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l'écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu. Si ce roman est presque entièrement dialogué, c'est qu'aucune forme ne s'apparente autant à la torture.
Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l'interrogatoire, à un duel sans merci où se dessine alors un homme différent, en proie aux secrets les plus sombres. Premier roman d'une extraordinaire intensité, où Amélie Nothomb, 25 ans, manie la cruauté, le cynisme et l'ambiguïté avec un talent accompli.

Mon avis :

Hygiène de l'assassin est le premier roman d'Amélie Nothomb : un roman étrange, fascinant, écoeurant et pourtant on ne peut s'empêcher de le lire. C'est à peu près ce que j'ai ressenti durant cette lecture.

 

Le roman paraît court pourtant j'ai mis la semaine à le lire, principalement parce que je n'ai plus le temps de lire autant qu'avant car sinon l'histoire est essentiellement basé sur des dialogues ce qui rend le récit fluide et tèrs addictif. En ce qui concerne le style d'écriture, on retrouve le style si étrange d'Amélie Nothomb mais ce n'est pas celui qui m'a le plus marqué : trop de néologisme et de tirades dithyrambiques qui m'ont parfois ennuyé. Bon, en même temps, quand on se retrouve face à un personnage qui se nomme Prétextat Tach, auteur illustre, obèse, imbu de lui-même, misogyne, et à l'article de la mort... on sait que l'auteur nous réserve quelquechose de spécial mais je ne m'attendais pas du tout à cela de prime abord.

 

Comme je vous le disais, cet écrivain illustre qu'est Prétextat Tach va bientôt mourir et tout les journalistes se battent pour avoir une dernière entrevue avec lui. Cinq d'entre eux reçoivent le privilège d'interviewer l'auteur (ah les pauvres^^). Chaque journée voit se dérouler une nouvelle interview qui s'apparente à un battage verbale en bonne et due forme pour le pauvre journaliste qui ne fait pas le poids face à l'intellect et la sournoiserie de l'écrivain qui se joue de ses pauvres victimes venues se jetter entre ses griffes. Chaque journée voit donc la défaite d'un nouveau journaliste, qui après cet échec doit encore subir les moqueries de ses confrères. Beaucoup de thèmes de réflexion sont abordés au cours du roman mais je trouve que le cynisme des personnages est ce qui m'a le plus marqué.

 

Pas le meilleur Amélie Nothomb que j'ai pu lire mais il a l'excuse d'être son premier roman : on pardonne le trop plein de grandiloquent et les longueurs que ça amène, surtout quand on découvre que le dernier journaliste est une femme et que, contrairement à ses confrères, elle sait y faire avec le grincheux Prétextat. Je ne vous cache pas que la fin m'a laissé sur le cul, du Nothomb tout craché, quoi !

 

Note : 4/5

 

Quelques mots sur l'auteur : Amélie Nothomb

Née en 1967 à Kobe, au Japon, Amélie Nothomb est fille de l'ambassadeur de Belgique à Rome, petite-nièce de l'homme politique Charles-Ferdinand Nothomb. 

Amélie Nothomb passe ses cinq premières années au Japon, dont elle restera profondément marquée, allant jusqu'à parler couramment japonais et à devenir interprète. Mais son expérience ne s'arrête pas là puisqu'elle vivra successivement en Chine, à New York, au Bengladesh, en Birmanie et au Laos, avant de débarquer à dix-sept ans sur le sol de Belgique, berceau de sa famille où elle entame une licence en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. 

Elle écrit depuis ses dix-sept ans. Elle avoue avoir déjà écrit trente-sept romans. L'écrivain garde rangés dans un carton vingt manuscrits qu'elle se refuse à publier les estimant trop personnels. 

C'est en 1992, alors âgée de vingt-cinq ans, qu'elle fait son entrée fracassante dans le monde des lettres avec son roman "Hygiène de l'assassin." Elle enchaîne depuis les succès avec plus d'une vingtaine de publications.

Amélie Nothomb est également l'auteur de: "L'hygiène de l'assassin" (1992), "Le sabotage amoureux" (1993), "Les combustibles" (1994), "Mercure", "Péplum", "Les Catalinaires" (1995), "Métaphysique des tubes" (2000), "Cosmétique de l'ennemi" (2001), "Robert des noms propres" (2002).

Amélie Nothomb a été définitivement consacrée en 1999 alors que "Stupeur et Tremblements" a été couronné du Grand Prix de l'Académie Française et s'est vendu à 385 000 exemplaires. Ses romans sont depuis traduits en 23 langues.

Elle a également obtenu par deux fois le prix du jury Jean Giono, le prix Alain Fournier et, très connue en Italie, il premio Chianciano.

Elle est encore actuellement domiciliée à Bruxelles mais voyage beaucoup de ville en ville afin de rencontrer ses lecteurs. 

Auteur extrêmement prolifique, Amélie Nothomb publie traditionnellement un livre par an depuis 18 ans, que la critique et le public attendent chaque année au mois de septembre. 

 

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