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Le blog de Kincaid

L'école des femmes, Molière

4 Septembre 2011, 18:15pm

Publié par Kincaid

Couverture L'École des femmes

 

Résumé :

 

                            Arnolphe ? Un riche vieillard, ridicule et jaloux, convaincu que beaucoup d'or et quelques précautions lui permettront de gagner le cœur d'Agnès, sa jeune et jolie pupille... Précautions bien inutiles ! Empêche-t-on une fleur de se tourner vers la lumière ? Enfermée dans la maison de son tuteur, élevée à l'écart des garçons de son âge, maintenue dans l'ignorance des choses de l'amour, Agnès, pourtant, ne peut détourner son regard du garçon qui se promène sous son balcon et lui parle si tendrement... " Le petit chat est mort... " dit Agnès au vieil Arnolphe. Mais l'amour, lui, est bien vivant. Et capable d'instruire rapidement la plus parfaite ingénue. Alors, d'Arnolphe ou d'Agnès, qui sera le plus rusé des deux.

 

Mon avis :

 

                               Une lecture rafraîchissante ! J'ai bien ri devant la simplicité des scènes et les caractères extravagants des personnages notamment Arnolphe. Ce cher Arnolphe dont la plus grande peur est d'être fait cocu, décide d'élever une jeune fille Agnès dans la plus stricte ignorance, et de l'épouser ! Son stratagème visant à faire d'elle une ingénue qui n'aurait pas l'idée de le tromper mais c'est sans compter le jeune Horace très épris de la belle et qui cherche à s'en faire aimer !

                               Une bonne leçon de moral donnée par Agnès à ce cher vieillard qui croyait tout savoir ! De nombreux quiproquos entre les personnages notamment Horace qui confie ses déboires amoureux à Arnolphe sans savoir que celui-ci est en réalité le seigneur De la Souche, son ennemi !

Un de mes passages préférés, où Molière se moque des travers conjuguaux de son époque :

 

"Fort bien: est-il au monde une autre ville aussi

Où l'on est des maris si patients qu'ici?

Est-ce qu'on n'en voit pas de toutes les espèces,

Qui sont accomodés chez eux de toutes pièces ?

L'un amasse du bien, dont sa femme fai part

A ceux qui prennent soin de le faire cornard ;

L'autre un peu plus heureux, mais non pas moins infâme

Voit faire tous les jours des présents à sa femme,

Et d'aucun soin jaloux n'a l'esprit combattu,

Parce qu'elle lui dit que c'est pour sa vertu."


                                Une petite pièce sans prétention qui se lit très facilement et que je vous conseille fortement, j'ai préféré cette pièce à "L'avare" que j'avais trouvé un poil trop long et légèrement ennuyant.

 

 

Note :

 

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3/20

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